Trois remarques pour commencer : d’abord, je travaille pour le groupe hôtelier New Mauritius Hotels Ltd. Je considère que ce n’est pas une raison de ne pas apporter ma contribution citoyenne pour aider à comprendre la crise que traverse actuellement le tourisme mauricien. L’analyse qui suit, même si elle est dans une large mesure partagée par NMH Ltd, n’engage que moi. Il appartiendra aux lecteurs d’en apprécier le bien-fondé ou non.Ensuite, quand le secteur hôtelier et touristique est en crise ce ne sont pas que les gros hôteliers — et leurs actionnaires — qui vont souffrir et être les perdants. Ce sont aussi des dizaines de milliers de Mauriciens — travailleurs, cadres, petits opérateurs et employés de petites entreprises — qui vivent directement et indirectement de l’hôtellerie et du tourisme qui font en faire les frais. Les gros groupes hôteliers vont connaître une diminution de leurs profits, mais de nombreux petits opérateurs vont connaître quant à eux le dépôt de bilan. Enfin, l’analyse qui suit fait suite à l’article « Sauvons notre tourisme » (Week-End 15 juillet 2012), plus précisément à la partie consacrée à la problématique du déséquilibre entre l’offre— l’hébergement — et la demande — les arrivées touristiques. Dans cet article, nous plaidions, comme le font d’autres, pour un open sky policy et évoquions la nécessite de contenir, voire même de réduire, le parc de hébergement à vocation touristique.