L’Island Taxi Owners & Drivers Association étudie la possibilité d’entamer des actions légales sous la forme d’une injonction pour contester les nouvelles mesures de la Tourism Authority à l’effet que les “contracts cars” et les taxis provenant d’autres bases d’opération que ceux postés devant les établissements hôteliers n’auront plus accès à l’enceinte des hôtels pour récupérer des touristes à des fins d’excursions et sorties, et ce à partir du 15 juin prochain.
L’Island Taxi Owners & Drivers Association regroupe les chauffeurs de taxis dits « externes ». Ces derniers opèrent après un système de “voucher” émis par des tour-opérateurs avec qui ils travaillent directement. L’heure et la date à laquelle le client d’hôtel doit être récupéré sont mentionnées sur ce “voucher” et le chauffeur de taxi se doit de le présenter à la porte principale de l’hôtel afin d’obtenir l’accès à l’enceinte de celui-ci pour récupérer les clients. Mais à compter du 15 juin prochain, date à laquelle une série de nouveaux règlements entreront en vigueur concernant le service de taxi dans les hôtels et à l’aéroport, cette pratique ne sera plus possible. Ces nouvelles mesures ont été mises en circulation par la Tourism Authority aux établissements hôteliers le mois dernier.
À partir du 15 juin prochain, les chauffeurs de taxi « externes » ne pourront plus prendre les touristes pour des excursions et sorties dans l’enceinte des hôtels. L’Island Taxi Owners & Drivers Association a réuni ses troupes cette semaine à Bel-Air/Rivière-Sèche lors d’une réunion nocturne où se trouvaient 300 membres, selon Vikash Koomja, membre exécutif de l’association. La semaine dernière, l’association avait rassemblé les chauffeurs du Nord.
Lors de cette réunion nocturne à Bel-Air/Rivière-Sèche, les taximans se sont concertés pour se pencher sur les différents recours et moyens pour forcer le gouvernement à faire marche arrière concernant cette décision, en particulier après que plusieurs correspondances aient été envoyées au Deputy Prime Minister et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, ainsi qu’au ministre du Transport, Nando Bodha, pour faire état de la situation et de leurs doléances.
L’une des ressources à l’étude est d’avoir recours à une injonction en Cour suprême pour réclamer une dérogation. « La semaine prochaine sera décisive dans la mesure où nous solliciterons l’avis de nos conseillers légaux alors que la date butoir du 15 juin approche à grand pas », fait comprendre Vikash Koomja. En saisissant la Cour suprême, l’association est d’avis que la nouvelle mesure introduite par la Tourism Authority bafoue les droits des chauffeurs de taxi, qualifiant même cette mesure « d’anticonstitutionnelle ». L’association s’appuie essentiellement sur leur Public Service Vehicule Licence, qui leur permet de « pick up/collect a passenger at any place when he has been booked or called upon to do so either by an agency/tour operator on behalf of the passenger or the passenger itself ».