La délégation mauricienne qui avait fait le déplacement à l’île soeur

Alors que 10 haltérophiles mauriciens et rodriguais (tous des mineurs) avaient mis le cap sur La Réunion la semaine dernière dans le cadre du tournoi de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI), précédé par un camp d’entraînement (9 au 12 mars), on se demande pourquoi la Fédération mauricienne d’haltérophilie (FMH) n’avait pas jugé nécessaire de rapatrier les Mauriciens aussitôt que le premier cas de coronavirus avait été déclaré à l’île sœur le 11 mars.

De surcroît pour une compétition mineure, à laquelle un retrait de dernière minute sur place aurait mieux servi les athlètes et éviter tout éventuel risque de contamination. Il faut noter qu’un sixième cas avait été enregistré à La Réunion le jour de la compétition le 14 mars.

« Les haltérophiles ont fait ce qu’on leur a demandé et nous avons atteint nos objectifs principaux » après les bonnes performances des locaux, soutenait l’entraîneur national, Ravi Bhollah, de retour du voyage. L’ensemble de la délégation avait subi des examens médicaux, avec des résultats qui se sont révélés négatifs. Jimmy Moonien, président de la FMH, veut lui relativiser sur ce déplacement à La Réunion. « Avec la Ligue réunionnaise d’haltérophilie, nous avons voulu maintenir la compétition car les haltérophiles se trouvaient dans un lieu sécurisé. Je suis resté en contact avec les parents des sportifs afin de leur donner plus de détails. Il n’y a pas eu de problème. »