S’il y a bien quelque chose retenant très souvent l’attention des clients dans les hôtels et spas, c’est bien l’art du pliage des serviettes. Akshay Parmessur, originaire de Caroline, se définit comme un pro de cette technique.
Les serviettes modulées en forme de cygnes, de crocodiles, de chiens et de pingouins, entre autres, apportent une touche glamour et élégante pouvant rehausser le cachet d’une pièce. Akshay Parmessur, âgé de 19 ans, est passé maître dans cet art. Il travaille uniquement sur des serviettes blanches qui, dit-il, confèrent une certaine note de pureté et d’harmonie dans les créations. D’où l’importance d’avoir les mains propres avant de s’y atteler, dit-il. « Le pliage des serviettes est une manière d’accueillir les clients dans un climat de convivialité. À travers cette technique, on montre qu’on a de petites attentions pour chacun d’entre eux. Ce sont surtout les touristes qui sont les premiers surpris. »
De grandes serviettes sont requises pour ce genre de décoration. « Elles sont plus faciles à travailler. Pour créer des modèles, on joue sur les plis, les torsades et on donne la forme qu’on veut : un bouledogue émacié ou un crocodile tenant un crabe entre ses dents acérées. Pour la St-Valentin, on mettra plus l’accent sur des roses et deux cygnes placés l’un en face de l’autre, avec un coeur au milieu pour cette petite touche romantique. Le tout est travaillé dans la même matière. Les pétales de roses rouges éparpillées sur le lit et dans la baignoire apportent un cachet spécial et une note plus florale et colorée à l’environnement. »
Le cygne est l’élément le plus prisé dans ce domaine. La beauté se situe dans son côté élancé. L’avantage est qu’il existe une variante au niveau des modèles, même si chaque pliage est unique. Les clients sont surtout impressionnés par le côté loisir créatif. « La serviette est douce au toucher et certains clients nous demandent même de leur apprendre à faire des modèles. Je suis reconnaissant envers mon chef, Oumesh, qui m’a enseigné les rudiments de cette technique. »
Le Lux* Belle-Mare compte d’ici quelques mois organiser une compétition de pliage de serviettes. « On aura la possibilité de mettre en relief nos talents d’artistes. Un gros crocodile demande 8 minutes de technique. Il faut être doué et toujours venir de l’avant avec de nouvelles idées. Le “towel art” est très prisé sur les paquebots de croisière et dans les hôtels, car les serviettes de table sont devenues des éléments de déco. C’est un métier d’art qui a apporté une certaine révolution. Des gens veulent même en acheter, histoire d’apporter un autre style dans leur décoration intérieure. »