Les forces vives de la Chapelle St-Luc, de la Résidence Kennedy et des régions avoisinantes, lancent ce soir une campagne de prévention antidrogue et de lutte contre la toxicomanie. Le projet, sous l’impulsion du curé de la paroisse de la Chapelle de St-Luc, le père Gérard Mongelard, s’intitule “To Enn Zetwal Lesperans !”
« Constatant les divers maux qui rongent notre environnement, nous ne pouvons rester silencieux et insensibles face à ces fléaux auxquels les habitants de la Résidence Kennedy et les régions avoisinantes font face », a expliqué le père Gérard Mongelard dans une déclaration au Mauricien. C’est sur ses bases que la campagne “To Enn Zetwal Lesperans !” s’incruste. Une initiative citoyenne rassemblant divers groupes et mouvements de la Chapelle St-Luc, de la Résidence Kennedy et des régions avoisinantes, à Quatre Bornes, comme le décrit Gilbert Veerasamy. La campagne bénéficie aussi de la collaboration du Groupe A de Cassis. « Au lieu d’attendre que les autres viennent vers nous, nous nous déplacerons vers les faubourgs et quartiers de la région pour sensibiliser les gens dans les lieux publics », explique-t-il.
Le père Mongelard s’alarme contre la drogue qui est devenue, explique-t-il, un fléau majeur pour la société mauricienne. « Plusieurs régions sont touchées par ce problème et des familles entières sont détruites », constate-t-il. De plus, un nombre grandissant de jeunes tombent dans la drogue. « Nous constatons sur le terrain un rajeunissement dans la prise de drogue », s’indigne-t-il.
Le religieux affirme que plusieurs types de drogues circulent dans sa région. Parmi eux, des produits de synthèse, souvent fabriqués de façon artisanale. Elles ont fait leur apparition sur le marché il y a quelques années. Leur sobriquet : 114, volcan, black mamba, entre autres. « Ces noms témoignent de l’étendue de cette prolifération ?! » s’offusque-t-il. Pour soutenir ses dires, il rappelle que la semaine précédente, Rs 70 millions de drogues ont été détruites aux Casernes centrales, citant notamment le cas de ce père ayant mis sur pied le rapt de sa fille pour une histoire de drogue.
« Faut-il pour autant se voiler la face, adopter une attitude défaitiste et se dire qu’on ne peut rien faire ?? » s’interroge Gilbert Veerasamy. « Non ?! » clame ce dernier. Il estime que la lutte contre la drogue n’est pas uniquement l’affaire du gouvernement et des autorités. « Nous aussi, à notre humble niveau, nous pouvons aider à éduquer les jeunes pour les prévenir contre les dangers de la prise de drogues », soutient Gilbert Veerasamy. D’où le lancement de la campagne anti-DAVIS .
Selon le père Mongerlard, cette campagne (voir encadré) s’inspire de la méthodologie Anti-DAVIS du Groupe A de Cassis. DAVIS est l’acronyme de D (drogue, découragement), A (Alcool, Agression), V (Violence, Vol, Viol), I (Indifférence, Ignorance) et S (Sida, Suicide). Le prêtre affirme que cette campagne a trois principaux objectifs : permettre aux gens de prendre conscience des méfaits de la drogue sous toutes ses formes, tendre la main à ceux et celles qui cherchent à se sortir de ces fléaux, ainsi qu’aider les parents des victimes de la drogue et les accompagner.
« Cette campagne est donc un vaste programme pour informer, sensibiliser et surtout impliquer les habitants de la Résidence Kennedy et de ses environs à un éventail de fléaux sociaux qui les affectent de plus en plus », a précisé le prêtre. Il ajoute que ce programme comprend des rencontres, des temps de prière, de partage et de témoignages avec les habitants de la région, les victimes et leurs proches.
Pour tout autre renseignement, contactez Gilbert Veerasamy sur le 5737-7773 ou sur son adresse électronique (zilbervy@gmail.com).