Les principaux animateurs des forces vives de la Chapelle St-Luc, de la Résidence Kennedy et des régions avoisinantes, se félicitent de la campagne de prévention antidrogue et de lutte contre la toxicomanie qu’ils ont menée depuis le 6 juin, et ce durant quatre autres mardis consécutifs. Cette campagne, sous l’impulsion du curé de la Chapelle de St-Luc, le père Gérard Mongelard, s’intitule “To Enn Zetwal Lesperans !”.
« Depi de moi abitan Kennedy inn dir ki nou nepli kapav rest trankil ek zwe gete. Pandan komie letan nou pou fer sanblan na pa tande, pa trouve ek pa koze ? Avek sipor LaKazA me sirtou ek soutien per Gérard Mongelard, nou finn zwoin pou dir ki nou bizin desan lor baz pou temwagne, pou partaze me osi pou priye ek bann viktim ladrog e akonpagn bann fami ki pe soufer », explique au Mauricien le porte-parole des forces vives de la Chapelle St-Luc, de la Résidence Kennedy et des régions avoisinantes, Gilbert Veerasamy. Notre interlocuteur rappelle que le “Pelerinaz anti-DAVIS” a commencé le 6 juin dernier et s’est répété pendant quatre mardis consécutifs. « Pandan kat semenn, nou finn al lor baz. Mersi a tou sann bann dimoun ki finn akonpagn nou, “ANSAM NOU POU KAPAV”. Malgre lapli ek freser, nou tou finn solider. Lapli, freser na pa fer nou per, nou tou finn solider dan Kennedy », se félicite-t-il. Gilbert Veerasamy rappelle que cette campagne s’inspire de la méthodologie Anti-DAVIS du Groupe A de Cassis. Pour rappel DAVIS est un acronyme pour D = Drogue, Découragement; A = Alcool, Agression; V = Violence, Vol, Viol; I = Indifférence, Ignorance; et S = SIDA, Suicide.
Notre interlocuteur indique que cette campagne avait  trois principaux objectifs : permettre aux gens de prendre conscience des méfaits de la drogue sous toutes ses formes, tendre la main à ceux et celles qui cherchent à se sortir de ces fléaux et aider les parents des victimes de la drogue et les accompagner. « Pendant ces quatre derniers mardis, les victimes de la drogue, leurs proches ainsi que les habitants de la Résidence Kennedy sont venus avec nous aux quatre coins de la région pour partager leur souffrance et trouver, ensemble, une sortie », dit Gilbert Veerasamy. Ces séances de partage, de réflexion et de prières ont débuté par une projection du film Mons, l’histoire d’un jeune tombé dans l’enfer de la drogue et n’arrivant pas à s’en sortir, entraînant par là même les membres de sa famille dans la souffrance. « “Mons” sera projeté le lundi 6 juillet à 19 h à l’église du Rosaire, Quatre-Bornes », annonce notre interlocuteur.
Par ailleurs, d’ici deux semaines, les animateurs de cette campagne antidrogue feront une évaluation de leurs démarches. « Non seulement nous allons élaborer une stratégie de lutte, mais nous allons aussi solliciter la participation des députés des circonscriptions 18 et 14 ainsi que celle des conseillers municipaux du Ward 5 », précise Gilbert Veerasamy. Il se réjouit que la force policière ait déjà signifié son intention de travailler avec eux pour intensifier cette campagne antidrogue.