Alors que les commerçants sont dans l’attente d’une baisse, certaines collectivités locales – à l’instar des municipalités de Curepipe et de Vacoas–Phoenix – travaillent sur la révision des “trade fees”. Bien qu’ils aient tous été invités par Hervé Aimée, ministre des Administrations régionales, à revoir leurs chiffres, les Conseils de District, eux, ont répondu négativement à cette requête.
Lors de la réunion de l’Association of District Councils (ADC) la semaine dernière, les présidents des Conseils de district se sont prononcés sur le sujet de la révision des “trade fees”. Discutant des commerces souffrant d’une double taxation, ils sont d’avis qu’il n’est pas nécessaire de revoir les tarifs compte tenu du nombre d’opérateurs ayant déjà payé les frais commerciaux. « À ce jour, plus de 90% des opérateurs ont déjà payé », soutient Ved Golam, président de l’ADC. Concernant la double taxation, ce dernier indique que des discussions doivent être entamées avec les autorités compétentes. « Bien que ce soit la Tourism Authority (TA) qui délivre les permis pour les restaurants et hôtels, il faut rappeler que ce sont les Conseils de District qui offrent les services de ramassage d’ordures, entre autres. Il est donc tout à fait normal que ces opérateurs économiques paient les collectivités locales pour ses services », dit Ved Golam, tout en soulignant que ce refus de révision a été approuvé à l’unanimité par les Conseils de District.
Toutefois, du côté de l’Association of Urban Authorities (AUA), la question de révision des “trade fees” n’a pas été évoquée lors de la dernière réunion de l’association la semaine dernière. Mario Bienvenu, président de l’AUA et maire de Curepipe, soutient néanmoins que la Ville Lumière réunira ses conseillers cette semaine afin de discuter de cette question et réviser certains tarifs « si nécessaire ». Même son de cloche du côté de la municipalité de Vacoas-Phoenix alors que Beau-Bassin–Rose-Hill, Quatre-Bornes et Port-Louis ne se sont toujours pas prononcés à ce sujet.