La note est salée pour les opérateurs du secteur touristique. Car bien que ceux-ci doivent déjà s’acquitter des frais imposés par la Tourism Authority, il leur est également demandé de payer la majoration des “trade fees”. Soulignant ces « doubles frais », ils demandent aux autorités de geler le paiement des “trade fees”, et ce principalement pour les acteurs du tourisme.
Les acteurs du tourisme sont, selon leurs dires, les principales « victimes » de la majoration des “trade fees”. Dans une lettre adressée à Hervé Aimée, l’Association of Tourist Professionals (ATP), l’Association des Hôtels de Charme (AHC), l’Association of Inbound Operators (AIO), l’Association of Tourist Operators (ATO) et l’Association des Hôteliers et Restaurants de l’île Maurice (AHRIM) ont en effet exposé leurs griefs, et ce après une réunion avec le ministre des Administrations régionales la semaine dernière.
Dans cette correspondance, ils évoquent leurs frais ainsi que les paiements à la Tourism Authority, organisme régularisant leurs activités. Alors que le permis d’opération varie, en fonction du nombre de chambres (entre Rs 25 000 et Rs 500 000 pour les hôtels, et Rs 10 000 et Rs 150 000 pour les Tourist Residence and Guest House), les restaurants, eux, paient entre Rs 4 000 et Rs 10 000, selon les services offerts, à cet organisme. Les autres opérateurs économiques – notamment les spas, agences de voyages, agences de location de voitures et salons de beauté – ne sont pas épargnés. Ainsi, avec les nouveaux frais commerciaux exigés par les collectivités locales, ces opérateurs débourseront cette année le double de la somme déjà exigée par la TA. À l’instar des hôtels, dont les “trade fees” imposent une somme variant entre Rs 25 000 et plus de Rs 201 000 pour les hôtels alors que les maisons d’hôtes, elles, dépenseront entre Rs 3 200 et Rs 60 800 pour poursuivre leurs activités. Des exigences de la part des collectivités locales, avec un délai serré, qui risquent d’embarrasser financièrement un grand nombre d’opérateurs hôteliers. Car, en totalisant les frais payés à la TA l’année dernière à ceux imposés en début d’année par le gouvernement, les hôtels devront débourser entre Rs 50 000 et plus de Rs 700 000, alors que les Guest House paieront entre Rs 13 200 et Rs 210 000. Une situation difficile pour les autres commerces qui travaillent dans ce secteur puisqu’un salon de beauté déboursera Rs 12 000 et qu’une agence de voyages devra trouver Rs 20 000.
C’est dans cette optique que les associations du secteur ont demandé au ministre de geler le paiement des “trade fees” pour les opérateurs du secteur du tourisme. Au cas contraire, ces nouveaux chiffres auront un impact direct sur l’industrie, préviennent les acteurs concernés.