« Une fois que les chiffres ont été gazetted, les municipalités et District Councils ne peuvent faire marche arrière », soutient Dorine Chukowry, lord-maire, indiquant d’emblée que le ministre des Administrations régionales est le seul à pouvoir réviser les Trade Fees. Les commerçants, dans la tourmente, demandent un sursis quant au paiement des frais commerciaux.
Alors que Hervé Aimée demande aux municipalités de reconnaître qu’elles sont à l’origine de la hausse des Trade Fees, Dorine Chukowry tient à préciser que c’est l’augmentation « exagérée » imposée par le ministère qui a été à de nombreuses reprises pointée du doigt. Questionné à ce sujet hier, Hervé Aimée a soutenu que les différents chiffres proposés par les Collectivités locales ont été analysés et acceptés par l’Association of Urban Authorities (AUA) et l’Association of District Councils (ADC). « Toutefois, si ces derniers reconnaissent que les chiffres proposés sont à revoir, le ministère pourra par la suite procéder au gazetting des nouveaux chiffres », précise le ministre des Administrations régionales. Mais pour la municipalité de Port-Louis, cela n’est pas envisageable. « Une fois gazetted, on ne peut revoir les chiffres », explique la lord-maire en indiquant que les collectivités locales ont toutes été mises devant le fait accompli. À savoir que c’est l’augmentation « exagérée » qui est reprochée au ministère. La Lord-maire précise que la MPL était d’avis que certains commerces affectés par la présence des marchands ambulants ou victimes de la crise économique ne devraient pas connaître de hausse exorbitante.
« Dans notre requête adressée au ministère, nous lui avons demandé de ne pas imposer d’augmentation à une quarantaine d’opérateurs, mais le ministère en a décidé autrement », explique la présidente du Conseil de Port-Louis. Et de citer les cas qui ont connu une hausse entre 50 % et 150 %. À Dorine Chukowry de préciser : « Nous ne pouvons reculer. C’est au ministère de prendre ses responsabilités. »
Les commerçants, eux, demandent un sursis concernant le paiement. Une requête à laquelle ne pourront répondre les municipalités. Toutefois, ils pourront régler la moitié à la fin du mois et le reste en juin.