Un document du ministère des Administrations régionales préconisant une hausse des Trade Fees circule actuellement dans plusieurs mairies. Il indique une majoration minimale de 25 % pour certains commerces à partir de l’année prochaine alors que les supermarchés les supermarchés auront à débourser Rs 50 000 par an au lieu de Rs 15 000. Pour Raj Appadu, président du Front Commun des Commerçants de l’île Maurice (FCCIM), les commerces du pays ne sont pas prêts pour cette augmentation.
Alors que Curepipe a adhéré aux propositions du ministère des Administrations régionales concernant la révision des Trade Fees pour les acteurs économiques des zones urbaines du pays, d’autres municipalités réviseront en salle du Conseil les chiffres proposés. Mais à première vue, une hausse de plus de 25 % est prévue pour bon nombre de business et activités économiques. Alors que les General Retailers débourseront 25 % de plus sur leurs Trade Fees, les supermarchés auront à débourser Rs 50 000 pour une année d’activités commerciales au lieu de Rs 15 000. Les maisons de jeux devront, elles, débourser entre Rs 50 000 et Rs 100 000 de Trade Fees : Celles qui opèrent avec une « A licence » devront débourser Rs 50 000 au lieu de Rs 25 000 par an et celles détenant une licence B, Rs 40 000 au lieu de Rs 18 000. Quant aux « bookmakers conducting fixed odd betting on horse races through remote communication », ils débourseront Rs 100 000 de frais d’opération au lieu de Rs 10 000. Toutefois, la proposition qui semble faire tiquer les municipalités, c’est celle qui sera imposée aux supermarchés. « Rs 50 000 est une somme énorme et cela risque d’avoir des répercussions sur le prix des produits », observent certains conseillers de Curepipe et de Beau-Bassin/Rose-Hill.
Ces majorations des frais d’opération visent à renflouer les caisses des municipalités, qui depuis quelques années, peinent à joindre les deux bouts. Raj Appadu, président du Front Commun des Commerçants de l’île Maurice (FCCIM), trouve cette mesure injustifiée. S’agissant de la hausse imposée aux retailers et supermarchés, il estime que d’autres solutions sont envisageables. « De nombreux commerces ont souffert d’une perte de plus de 65 % cette année. Augmenter les Trade Fees ce serait nous mettre le couteau sous la gorge », dit-il. Pour lui, il est temps d’introduire la taxe rurale afin de soulager les caisses de l’État. « Ce sont des zones qui ont connu un développement important ces derniers temps et le pays peut très bien en tirer partie », dit-il.
Les municipalité examinent les propositions faites par le ministère de tutelle et donneront leurs avis d’ici deux semaines.