Alors que les District Council ont refusé de faire marche arrière concernant la révision des “trade fees”, les municipalités, elles, étudient toujours la question. Hier, la réunion de l’Association of Urban Authorities a mis sur pieds un comité afin d’analyser les tarifs imposés aux opérateurs économiques.
Le Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCIM), qui a lancé un appel au dialogue aux municipalités, patiente toujours. Il espère que les “trade fees” seront revus à la baisse. Pour son président, Raj Appadu, « il est hors de question que les opérateurs économiques paient le prix fort alors que ceux qui sont dans l’illégalité, principalement les marchands ambulants, continuent d’opérer sans être inquiétés par les autorités ». Alors que les opérateurs économiques ont déjà effectué leur paiement pour l’année, le FCCIM estime qu’il n’est pas trop tard pour que les collectivités locales fassent marche arrière. Si les Conseils de District ont catégoriquement refusé d’accéder à cette demande, les autorités urbaines analysent actuellement la question. Réunis hier à Rose-Hill, la réunion de l’Association of Urban Authorities (AUA) a mis sur pieds un comité afin de débattre sur le sujet. Composé de représentants de chaque mairies, d’un Financial Controller ainsi que d’un Chief Health Inspector, ce comité a pour mission de prendre en considération les finances des municipalités et d’établir si une baisse des chiffres est possible. Selon les informations dont nous disposons, le comité donnera son verdict dans une dizaine de jours aux magistrats des villes qui, par la suite, et « si nécessaire », feront parvenir au ministère des Administrations régionales les nouveaux chiffres dans ce sens. Toutefois, tout porte à croire que le souhait de la municipalité de Port-Louis serait « que les petits opérateurs économiques victimes des activités des marchands ambulants ne paient pas le prix fort ». Ainsi, une quarantaine d’opérateurs peuvent être épargnés par ce nouvel exercice. Dans un deuxième temps, le comité proposera également aux autorités urbaines des solutions afin de renflouer les caisses et de combler ainsi le déficit budgétaire.
Réclamant une injonction pour contester la majoration des “trade fees”, l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) attend une décision de justice. Cette action de l’AHRIM, menée contre les mairies et Conseil de Districts du pays, indique que l’association protestataire n’aurait pas été consultée avant l’introduction de la nouvelle grille tarifaire. L’affaire sera appelée le 24 février.