Quatre mois après avoir statué pour une révision des Trade Feespayés aux municipalités et conseils de districts, une baisse de 50% a été confirmée, mardi, par l’Association of Urban Authorities(AUA). Si le Front Commun des Commerçants (FCC), mené par Raj Appadu, se dit satisfait, il soutient néanmoins que les mairies doivent épurer la capitale et les autres villes du phénomène des marchands de rue. Ainsi, le FCC maintient inexorablement son appel au boycott de la 2e tranche des paiements, qui arrive à expiration à la fin du mois.
Se disant satisfait de la lutte menée depuis décembre 2013 et la baisse de 50%, Raj Appadu rappelle que cette mesure ne concerne que 50 types de commerces. À cela, la mairie de Port-Louis en a rajouté 10 autres.
À ce stade, toutefois, le président du FCC explique ne pas être en présence de la liste officielle, les mairies n’ayant pas encore présenté à leur conseil cette décision qui devra alors être «gazetted» après que le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée a donné son feu vert.
De plus, poursuit Raj Appadu, «l’autre gros problème demeure le Landlord and Tenant Act qui est la cause première de fermeture des commerces. La location est chère et les marchands ambulants qui envahissent la capitale et autres villes, malgré l’interdiction d’obstruer les trottoirs, continuent à le faire.»
Et de poursuivre : «Je lance un appel aux maires des cinq villes pour épurer les rues des marchands. Selon la Local Government Act, les commerçants ne peuvent vendre des marchandises en face de leurs commerces car les piétons doivent pouvoir circuler librement mais nous notons que la loi n’est pas respectée par les marchands de rue  car ils sont cautionnés.» 
Raj Appadu estime que la National Transport Authority(NTA) a aussi une responsabilité dans ce phénomène des plus problématiques. «Souvent, l’organisme loue des parkings à des particuliers sans se soucier que ces derniers utilisent cette aire pour y vendreleurs marchandises dans leurs camions. Et la NTA n’a aucun recours légal pour les sanctionner», explique-t-il. 
Il ajoute que la police, à Port-Louis principalement, se fait également complice dans la mesure où elle ne fait rien pour chasser les marchands, se contentant de circuler à bord de leur véhicule pour les effrayer. «C’est plutôt comique comme situation car les marchands recouvrent alors leurs marchandises en attendant que la voiture de police s’éloigne», dit-il. 
Se référant aux anciennes manifestations de rues des marchands en compagnie de certains ministres, il demande aux politiciens de ne pas «met zot néné dan sa dossier» car, dit-il, au lieu de se comporter comme dans «un pays de droit»,ils agissent comme-ci nous étions dans «la jungle.»
Face à tous ces problèmes, le président du FCC soutient que l’appel au boycott de la 2e tranche des paiements des trade feesest maintenu tant que les rues ne seront pas épurées des marchands illégaux qui opèrent au nez et à la barbe des autorités.