Les présidents des municipalités ont présenté leurs propositions pour la révision des “trade fees” jeudi après-midi. Ces chiffres, préparés par les Financial Controllers de chaque ville, seront une fois de plus étudiés avant que l’Association of Urban Authorities ne dévoile sa position sur la question. Son président, Rashid Daureeawoo, assure qu’aucune hausse de plus de 50% ne sera pratiquée. Les opérateurs réclament néanmoins une rencontre avec les cinq municipalités.
La rencontre des cinq présidents des municipalités lors de la réunion de l’association des mairies a été très fructueuse. Réunissant les représentants des villes du pays, ce mini-sommet a pris note des propositions de ces dernières concernant les “trade fees”. Prenant en considération la situation économique de chaque ville, principalement en matière de déficit budgétaire, l’AUA tentera de trouver une formule « bénéfique » pour chaque ville. Toutefois, Rashid Daureeawoo, également maire de Beau-Bassin–Rose-Hill, tient à préciser que l’harmonisation des tarifs résultera de l’étude comparative et de la révision des tarifs.
« Il n’y aura pas de cas par cas. Nous reconnaissons que chaque ville a ses spécificités, mais cette formule ne pourrait être appliquée », affirme notre interlocuteur. Mais de préciser dans le même souffle qu’il est fort probable que les augmentations autour des “trade fees” ne dépassent pas la barre des 50% (rappelons que les tarifs imposés aux opérateurs en début d’année enregistraient une hausse de 25 à 150%).
Les opérateurs économiques et les commerçants, principalement ceux regroupés au sein du Front Commun des Commerçants de l’Ile Maurice (FCCIM), souhaitent pour leur part une rencontre avec les responsables des autorités urbaines. Déplorant la lenteur quant à une prise de décision, Raj Appadu, son président, déclare que « la révision des “trade fees” n’est pas la priorité » de l’AUA. « Ils ne sont pas pressés de revoir leurs chiffres vu que la majorité des commerçants ont déjà effectué le paiement pour une année », dit-il. Le commerçant estime que la révision des “trade fees” devrait se faire en prenant en considération le coût de la vie. Concernant la position de l’Association des District Councils (ADC) à ce sujet, notre interlocuteur déplore l’absence de communication et de consultations. « Les boutiquiers qui opèrent dans les villages rencontrent énormément de problèmes », dit-il, déplorant le manque d’égards des Conseils de District. Le FCCIM, la Mauritius Shop Owners Association ainsi que d’autres associations regroupant des opérateurs économiques ne comptent pas baisser les bras. Ils n’écartent pas la possibilité d’entamer des poursuites et de réclamer une Judicial Review.