La magistrate Niroshini Ramsoondar, siégeant en cour intermédiaire, a jugé Tony Franchin, 31 ans, coupable de trafic de 2,914g de cannabis, enroulé dans un colis. L’accusé avait été appréhendé le 2 novembre 2011 par des officiers de l’ADSU. En cour, l’accusé avait plaidé non-coupable de trafic de drogue et était représenté par l’avocate Roubina Jaddoo-Jaunbocus.
En cour, l’accusé a admis avoir eu en sa possession 2,914g de cannabis lors d’une descente des officiers de l’ADSU mais a soutenu qu’il avait avec lui de la drogue pour ses besoins personnels et qu’elle n’était pas destinée au trafic. Tony Franchin a allégué que c’est un officier de la search and arrest team qui l’aurait forcé à admettre qu’il s’engageait dans un trafic de drogue.
Dans sa déposition, le PS Mangoo a déclaré que le 2 novembre 2011, vers 9 h 30, lui et plusieurs officiers de l’ADSU se sont postés près d’un terrain de football à la rue Couvent de Lorette à Curepipe, pour appréhender l’accusé. Après s’être fait expliquer ses droits, l’accusé aurait répondu « enn parti gandia ladan mo ti pu fimer et enn parti ti pu partaz avec camarades… » L’officier a affirmé n’avoir jamais forcé l’accusé à rendre cette réponse. La magistrate a pris en compte le fait que l’accusé ne s’est jamais plaint de la version des officiers en cour mais n’a fait que nier le fait qu’il allait vendre la drogue à des amis. L’accusé a admis qu’il avait donné sa déposition et avait signé les documents malgré son état de choc à ce moment. Il avait affirmé n’avoir rien dit aux officiers de l’ADSU alors que lors du contre-interrogatoire du PC Sarosattee, ce dernier avait déclaré que l’accusé n’avait pas fait valoir son droit au silence quand il a été interrogé. La magistrate Ramsoondar a trouvé la version des officiers Sarosattee et Mangoo crédible quand ils ont tous les deux indiqué que l’accusé a volontairement admis qu’il s’engageait dans un trafic de drogue. Elle a jugé que les officiers n’auraient pas faussé la déposition de l’accusé car ils n’avaient aucune raison de mentir devant la cour. La magistrate a trouvé que malgré les dires de l’accusé, expliquant qu’il était en état de choc lors de sa déposition, il avait quand même le contrôle sur ses faits et gestes et aurait pu ne pas signer sa déposition pour montrer qu’il n’était pas d’accord avec ce qui avait été écrit. Elle a trouvé que l’accusé n’avait pas dit la vérité en cour et que de ce fait, sa version ne peut être retenue. La cour a ainsi jugé Tony Franchin coupable de trafic de cannabis. Sa sentence sera connue ultérieurement.