La magistrate Kesnaytee Bissoonauth, siégeant en Cour intermédiaire, a condamné Claudia Bignoux à trois ans d’emprisonnement et à une amende de Rs 10 000. L’accusée s’est rendue coupable de trafic de drogue sous les sections 30 (1) (d) et 47 (5) (a) de la Dangerous Drugs Act en vendant sept doses d’héroïne à Rs 1 400.
L’accusée avait admis en cour avoir eu en sa possession 0,14 g d’héroïne qu’elle a vendue le 4 juillet 2012 à un homme pour la somme de Rs 1 400. Le même jour, lors d’une fouille au domicile de Claudia Bignoux, la police a trouvé une somme de Rs 4 700 qu’elle soupçonne provenir de trafics de drogue.
En cour, Claudia Bignoux a déclaré qu’elle ne commettrait plus ce genre d’erreur vu qu’elle travaille comme bonne à tout faire et doit s’occuper de sa fille de six ans.
Retenant que Claudia Bignoux a déjà été inculpée de trafic d’héroïne en 2011 et en janvier 2012, la magistrate Bissoonauth a estimé que l’accusée n’a pas appris de ses erreurs. Dans son jugement, la magistrate a cité l’affaire Chuckory vs. The State pour montrer qu’une affaire de drogue ne peut être prise à la légère et qu’une peine d’emprisonnement serait justifiée compte tenu des précédentes inculpations de l’accusée. Toutefois, la  magistrate a aussi pris en considération que l’accusée avait plaidé coupable en cour. La magistrate s’est appuyée sur la section 150 de la CPA pour son jugement. « Where under any enactment a Court is empowered or required to pass a sentence of penal servitude, other than a sentence of penal servitude for life, the sentence may, at the discretion of the court be for a term of not less than 3 years and not exceeding any period fixed by any enactment. »
Claudia Bignoux a été condamnée à trois ans de servitude pénale et à une amende de Rs 10 000. Elle devra en outre s’acquitter des frais de cour s’élevant à Rs 500.