La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire (section criminelle), a rayé la charge retenue contre un dénommé Ahmed Salim Sahye, qui répondait d’une accusation de trafic de 0,6 gm d’héroïne. Elle devait conclure que celui qui avait acheté ladite drogue n’était pas un témoin fiable car il n’avait aucun souvenir des événements qui se sont produits le jour de son arrestation.
Le procès intenté contre Ahmed Salim Sahye en Cour intermédiaire a connu son dénouement hier. Ce dernier était représenté par Me Rama Valayden et avait plaidé non-coupable.
Le PC Thannoo, un officier de l’ADSU, avait procédé le 8 juin 2011 à l’arrestation d’un certain Laviolette, qui avait en sa possession un sachet de drogue. Après qu’il l’a informé de ses droits constitutionnels et questionné sur la provenance de cette drogue, Laviolette avait soutenu qu’il avait acheté cette drogue avec l’accusé mais n’était pas en mesure de préciser le lieu et le jour. Il n’était pas en mesure de dire s’il devait rencontrer l’accusé, qu’il connaissait, le jour où il avait été arrêté. Laviolette a cependant affirmé qu’il avait été condamné en cour intermédiaire pour trafic de drogue.
Lors de sa comparution en Cour, Laviolette a fait mine de ne se souvenir de rien, soutenant qu’il était sous l’influence de la drogue quand il a donné sa déposition à la police.
Le PS Lowtun, appelé à la barre des témoins, a confirmé que la valeur de la drogue saisie est estimée à Rs 2 400. Il a ajouté que le sachet de drogue n’avait pas été emmené au Forensic Science Laboratory (FSL) pour examiner si elle comportait des empreintes. Ahmed Salim Sahye, pour sa part, a déclaré qu’il avait été emmené aux bureaux de l’ADSU le 8 juin 2011 à des fins d’enquête. Il avait été informé de la déposition de Laviolette et la police lui avait dit qu’il avait commis un délit. L’accusé avait cependant refusé de signer sur l’enveloppe scellée contenant la drogue, niant être un trafiquant de drogue. Il a par ailleurs attesté que le jour des faits allégués il était à son domicile.
Dans son jugement, la magistrate Rangan a pris en considération le fait que le sachet sécurisé par l’ADSU et apporté au FSL pour être examiné contenait bien de l’héroïne. Cependant, elle a aussi pris en considération l’audition de Laviolette, qui avait clamé ne pas se souvenir de la manière dont la transaction s’est produite. « He is not a reliable witness and the court cannot act upon his evidence », dit le jugement. Laviolette avait affirmé en Cour qu’il ne se souvenait de rien et qu’il était sous l’influence de la drogue lorsqu’il a donné sa déposition à la police. La magistrate a ainsi rayé la charge de trafic de drogue portée contre Ahmed Salim Sahye.