Le policier Sarvansingh Kasory a comparu hier en Cour intermédiaire dans le cadre du procès qui lui est intenté par l’Independent Commission against Corruption (ICAC) pour trafic d’influence, en violation de l’article 10 de la Prevention of Corruption Act 2002. Son homme de loi Me Gavin Glover avait logé une motion pour contester le fait que durant l’interrogatoire d’un témoin, la poursuite avait aidé ce dernier à se souvenir d’un numéro de téléphone. Me Glover estimait que la Cour ne pouvait poursuivre avec le témoignage d’un témoin dont la déposition avait été prise un an après le délit allégué. La magistrate Razia Jannoo-Jaunbocus a cependant tranché en faveur de la Poursuite, statuant que l’affaire devra continuer.
Lors d’une audience Me Glover avait objecté à ce que la poursuite rafraîchisse la mémoire d’un témoin quant à un numéro de téléphone. Me Glover avait soutenu qu’il serait inconcevable d’entendre le témoignage d’un témoin dont la déposition avait été enregistrée un an après le délit allégué et qui ne se souvenait pas des détails. Lors de l’interrogatoire, le témoin avait demandé à consulter son téléphone portable pour retracer le numéro qu’il avait sauvegardé mais dont il ne se souvenait plus. Dans un Ruling hier, la magistrate Razia Jannoo-Jaunbocus a ordonné à ce que l’affaire se poursuive avec l’audition de ce témoin, autorisant la poursuite à lui rafraîchir la mémoire quand il le faut. La magistrate a souligné que le numéro de téléphone était sauvegardé dans le téléphone portable du témoin depuis le moment où il avait donné sa déposition. « It is therefore obvious that despite the witness gave her statement a year after the alleged offence, she was at all times in possession of the phone number which she recorded in her actual phone and which she referred to in her statement having verified from her phone. I therefore find that the number was still fresh in her mind. I consequently allow the memory of the witness to be refreshed on that aspect », a-t-elle soutenu.
Le délit aurait été commis le 9 novembre 2007, à Coromandel. Sarvansingh Kasory, 38 ans, un habitant de Bonne-Terre,  Vacoas, aurait demandé à Abdool Mooslim Gureebun de lui remettre Rs 50 000 afin qu’il le disculpe dans une enquête initiée par la commission anticorruption concernant une vente fictive de terrain. Le policier lui a fait comprendre qu’il userait de son influence pour le tirer d’affaire. Abdool Mooslim Gureebun se serait alors rendu à l’ICAC pour rencontrer Sarvansingh Kasory. Mais l’officier qui est venu vers lui n’était pas celui avec qui il s’était entretenu. Le policier, chef enquêteur à l’ICAC, a alors porté plainte, avançant que quelqu’un se serait fait passer pour lui afin de s’octroyer de l’argent. Après enquête, le constable Kasory a été interpellé, mais il a toutefois nié les allégations portées contre lui. L’accusé, qui avait enquêté sur ce dossier, avait entre-temps été transféré à un autre poste de police. L’ICAC est représentée dans cette affaire par Me Homanaden Ponen.