L’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) de la division métropolitaine a procédé à la saisie le 1er avril dernier de 103,5 g d’héroïne, d’une valeur marchande de Rs 1 580 000. Deux suspects ont été arrêtés et traduits en Cour de District de Port-Louis dès le lendemain. La liberté sous caution leur a été refusée et ils demeurent toujours en détention policière.
Avertis qu’une importante transaction de drogue aurait lieu à Roche-Bois, les enquêteurs de la brigade antidrogue, épaulés d’officiers de la Traffic Branch, ont monté une opération de surveillance non loin du rond-point du Quai D. Vers 19h15, le 1er avril, une moto noire, sur laquelle se trouvaient un homme et une femme, a été aperçue venant des environs de la gare du Nord et se dirigeant vers Roche-Bois. Suspectant les deux individus d’être les trafiquants censés livrer la marchandise, le véhicule a été intercepté quelques mètres plus loin, soit près de la station-service de la localité. Au cours de l’opération, la concubine du conducteur a intentionnellement lâché un colis lorsqu’elle s’est rendu compte qu’ils étaient poursuivis par la police. Le colis a été aussitôt récupéré et ouvert en leur présence. Il contenait  environ 103,5 g d’héroïne, estimée à une valeur marchande de Rs 1 580 000.
Les trafiquants de drogue présumés (un homme de 39 ans et sa concubine de 31 ans) sont des habitants de Port-Louis. Leur domicile a été perquisitionné le même jour pour les besoins de l’enquête. Sur place, les policiers ont découvert 1,98 g d’héroïne, recouverts de ruban adhésif noir, une balance électronique, contenant les traces de cette même drogue, et Rs 96 000, somme qui proviendrait, selon la police, de transactions de drogue. Le présumé trafiquant a été conduit au centre de détention des Casernes centrales tandis que sa concubine, elle, a été envoyée à Moka. Traduits en Cour de District de Port-Louis le 2 avril, tous deux ont comparu sous les charges provisoires de “drug dealing with aggravating circumstances” et de “drug dealing for the purpose of distribution”. La Cour, appuyée par la police, a objecté à leur remise en liberté sous caution. Ils ont été reconduits en cellule. L’enquête se poursuit.