Poursuivie pour possession et trafic de 650 grammes d’héroïne d’une valeur marchande de Rs 15 millions, la Malgache Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana, une ménagère de 29 ans habitant Majunga, a comparu devant la Cour d’assises ce matin. Lors de la dernière audience, son avocate, Me Tawheen Choomka, avait informé le juge qu’à la lumière des instructions reçues de sa cliente, elle comptait faire certaines demandes auprès du DPP. Ce matin elle a indiqué qu’elle n’a reçu aucune réponse du DPP et que sa cliente plaidera non coupable. L’affaire sera entendue à partir du 27 novembre.
Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana et son contact local, Marie Charonne Kathy Naiken, 22 ans, de La Source, Quatre-Bornes avaient été appréhendées le 18 juillet 2012 lors d’une opération de Controlled Delivery, tenue dans un complexe très connu de Flic-en-Flac. La passeuse malgache avait débarqué à Maurice du vol MK 289 en provenance de la Grande île le même jour. De par son comportement suspect et agissant sur la base d’informations, des limiers de l’ADSU, en collaboration avec des officiers de la douane, devaient soumettre cette passagère à une fouille de ses bagages.
Cette première étape ne devait rien révéler de suspect. En poursuivant leur contrôle, les officiers de l’ADSU devaient découvrir le pot aux roses. En effet, les 650 grammes d’héroïne avaient été dissimulés dans trois contenants de produits de beauté et de shampoing. La drogue avait été placée dans des colis en plastique longiligne en vue de faciliter la récupération lors de la livraison. Par la suite, Marthe Agnès Althene Andrianamahatiana avait été soumise à un premier exercice d’interrogatoire dans les locaux de l’ADSU quant à la provenance de la drogue ou encore concernant le contact local. Sur la base des indications fournies par la ressortissante malgache, un exercice de Controlled Delivery avait été monté par la police dans un des complexes de vacances de Flic-en-Flac. Marie Charonne Kathy Naiken s’était présentée au rendez-vous comme convenu lors des échanges téléphoniques afin de récupérer les trois colis d’héroïne. Cette Mauricienne, qui n’est pas fichée à l’ADSU, avait été appréhendée en flagrant délit.