Suite à une requête de la représentante du bureau du directeur des Poursuites publiques (DPP), le procès intenté à David Allan Stockhall, un Canadien interpellé avec 989,6 g d’héroïne au parc Casela en juillet 2009, a été arrêté. Des manquements dans le dossier à charge, concernant particulièrement les preuves recueillies au Forensic Science Laboratory (FSL), n’ont pas donné d’autre choix au juge Abdourafeek Hamuth que d’arrêter les procédures. Toutefois, le Canadien a comparu jeudi devant le tribunal de Bambous où une charge provisoire a été retenue contre lui.
David Allan Stockhall, qui attendait le sort qui lui est réservé dans son procès devant les Assises depuis février, ne fait l’objet d’aucune charge formelle à ce stade. Me Chitra Seervansing-Bhurut, représentante du DPP, a logé hier une motion d’arrêt des procédures contre le Canadien, alors que le procès a déjà été pris sur le fond depuis janvier et que les plaidoiries et réquisitoires des avocats ont déjà eu lieu. Malgré l’arrêt des procédures devant les Assises, Stockhall fait l’objet d’une accusation provisoire pour trafic de drogue depuis le jeudi 28 juillet, lors de sa comparution devant le tribunal de Bambous.
Le Canadien a été arrêté le 15 juillet 2009 au parc Casela avec de la drogue en sa possession. Il avait relaté à la police qu’il travaillait comme consultant en affaires et voyageait beaucoup. Après avoir offert ses services à une firme malgache, il s’était offert un séjour à Maurice pour une partie de pêche en haute mer à Grand-Baie. Il devait soutenir qu’avant son départ, un de ses partenaires d’affaires, un certain Norbert, lui avait demandé d’apporter dans ses valises un colis contenant des pierres précieuses comme cadeau à un ami à Maurice. « J’ai pris le colis sans vraiment savoir ce qu’il y avait à l’intérieur. J’ai fait confiance à Norbert parce qu’on était amis ». Allan Stockhall s’était dit « choqué » et « savait que cela ne présageait rien de bon » en s’apercevant, lors de la fouille de son sac par les policiers, qu’il y avait de la poudre à l’intérieur. Selon les détails de l’enquête, le dénommé Norbert avait été arrêté par les autorités françaises car étant recherché pour son implication dans un réseau de drogue international.
Dans sa plaidoirie, Me Deepak Ruthna, l’homme de loi du Canadien, avait soutenu que les enquêteurs n’avaient pas mené à bien leur enquête vu que les caméras de vidéosurveillance placées aux endroits où Allan Stockhall se trouvait le jour des faits allégués n’avaient pas été sécurisées. Il a aussi soutenu que son client avait été oppressé par la police et même qu’une de ses déclarations aurait pris 17 mois pour être complétée.