Le Central CID a été saisi du dossier de trafic de main-d’oeuvre étrangère. Cette décision fait suite à une déposition formelle du ministre du Travail et des Relations industrielles, Soodesh Callichurn, au sujet d’allégations de bribery avec un ministre impliqué. Au centre de cette affaire est une déclaration recherchant la somme de Rs 140 000 « pou bizin paye minis ». Ces derniers propos auraient été tenus en octobre de l’année dernière dans un dortoir pour travailleurs étrangers par un détenteur d’un permis d’importation de main-d’oeuvre étrangère, en présence d’une des partenaires dans ce qui est considéré comme un trafic humain.
À ce matin, les limiers du Central CID devaient s’intéresser à la personne qui détient l’enregistrement des propos incriminés. Dans la bande sonore, une voix masculine insiste pour le paiement supplémentaire de Rs 140 000. La femme, littéralement, supplie l’homme en affirmant « mo inn fini donn ou Rs 300 000. Kot mo pou gagn kas ankor. Tu mo komision mo inn done ». À aucun moment le nom d’un ministre n’est cité sur la bande.
La réponse de l’homme est catégorique : « Pou bizin paye minis… Ene laport inn ouver. Bizin payé sinon li pou fermé. Si pena kas allé ». L’enquête du Central CID devra dans un premier temps confirmer l’authenticité de l’enregistrement, l’identité des quatre personnes présentes lors de ces échanges et subséquemment le nom du ministre au centre des allégations.
De son côté, dans sa déposition, le ministre Callichurn a demandé au Central CID d’ouvrir une enquête sur cette affaire, craignant un « blackmail » vu qu’il a signifié son intention de mettre de l’ordre dans l’importation de la main-d’oeuvre étrangère. Le syndicaliste Faysal Ally Beegun, qui mène un combat sans relâche contre l’exploitation de la main-d’oeuvre à Maurice, veille au grain.
Affaire à suivre…