Un nouveau volet dans l’affaire d’importation illégale de 21 755 comprimés de Subutex, d’une valeur de Rs 22 millions – saisis par l’Anti-Drug and Smugglig Unit (ADSU) le 23 juillet 2008 –, s’est ouvert ce matin. L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) a en effet procédé à l’arrestation de la “passeuse” Cindy Legallant pour des délits de “money laundering”. Elle a été remise en liberté sous caution après sa comparution devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis.
Selon les premiers détails disponibles, Cindy Legallant a été inculpée de cinq Counts de money laundering pour des montants de plus de Rs 200 000 chacuns. L’ICAC lui reproche d’avoir enfreint des dispositions de la Financial intelligence and anti-money laundering act avec des transactions financières liées au trafic de Subutex.
L’arrestation de Cindy Legallant par une escouade de l’ADSU à sa descente d’avion venant de France, avec cette importante cargaison de Subutex, avait soulevé des vagues sur le plan politique. Un appel téléphonique émanant de “l’Attorney General’s Office”, fonction alors occupée par Rama Valayden, au QG de l’ADSU, à la suite de cette opération, se déroulant sur le parking de Jumbo (Riche-Terre), avait été à la base d’une Private Notice Question du leader de l’opposition, Paul Bérenger, adressée au Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de la séance parlementaire du 12 août 2008.
D’autre part, lors du procès devant les instances judiciaires compétentes avec Sada Curpen dans le box des accusés dans cette affaire de Subutex de Rs 22 millions, la nutritionniste Cindy Legallant avait refusé de répondre aux questions du ministère public au sujet du “cerveau” caché derrière cette opération de drogue à la suite de ce qu’elle a appelé « sa coopération avec la police ». Cela s’est passé en Cour intermédiaire le 8 février 2010.