Dans le cadre du procès qui est intenté aux Assises à la Française Aurore Gros-Coissy et à Giantee Ramchurn, arrêtées à l’aéroport de Plaisance en possession de 1 680 cachets de Subutex, les débats se sont poursuivis hier avec l’audition de l’inspecteur de police Deveedeen, qui avait mis en place un exercice de Control Delivery après l’interpellation d’Aurore Gros-Coissy à l’aéroport. Ce dernier a été longuement contre-interrogé par l’avocat de l’accusée Ramchurn, Me Ashvin Kandhai, sur le déroulement de l’exercice.
L’inspecteur de police Deveedeen, affecté à l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) de l’aéroport de Plaisance, avait été informé par ses supérieurs qu’il devait mettre en place un système de Control Delivery après avoir été informé qu’une Française avait été interpellée avec 1 680 cachets de Subutex. Interrogé sur les évènements qui ont suivi l’interpellation de la jeune femme, l’inspecteur devait soutenir qu’elle avait indiqué qu’elle collaborerait avec la police. Ainsi, tout avait mis sur place afin que la Française arrive à la destination que lui aurait indiquée un ami, un certain Tinsley Cornell, qui se trouvait en France. L’inspecteur de police, accompagné de quatre autres officiers, avait alors suivi Aurore Gros Coissy, qui était en taxi, jusqu’à sa destination finale, à Albion. Selon le témoin, un véhicule privé suivait le taxi lors du trajet et un des occupants avait été identifié. Relatant les événements une fois arrivé à destination, le témoin devait soutenir que l’accusée Giantee Ramchurn attendait l’arrivée de la Française et semblait « pressée ». Une fois que la police est intervenue et a informé Giantee Ramchurn que des cachets de Subutex avaient été retrouvés dans les valises d’Aurore Gros-coissy, Giantee Ramchurn avait alors répondu que le contenu du sac en plastique, où se trouvait la drogue, ne lui appartenait pas. « Enn dimunn pou vinn pren sa pli tard », avait-elle répondu. Contre-interrogé par la suite par Me Ashvin Kandhai, l’avocat de Giantee Ramchurn, sur la mise en place de l’exercice de Control Delivery, l’inspecteur de police a signifié que quatre officiers de police avaient été mandés pour prendre part à cet exercice en sa compagnie, et qu’un véhicule avait été utilisé pour suivre le taxi où se trouvait Aurore Gros-Coissy. Le témoin a attesté s’être entretenu avec la jeune femme, lui indiquant de se rendre à l’adresse que lui avait indiquée son ami, en France. Questionné sur le fait que l’accusée Ramchurn avait nié être la destinataire de la drogue et que la marche à suivre aurait été d’attendre que le vrai destinataire vienne prendre son colis, le témoin devait soutenir que l’opération avait déjà été compromise car les forces de police étaient déjà sur les lieux. Il s’était basé sur les propos de la Française du fait que le contenu du sac en plastique, où se trouvait la drogue, était destiné à Giantee Ramchurn. Les travaux se poursuivront la semaine prochaine avec l’audition d’autres témoins.