Le désert du Sahara a fait rêver les hommes. Tant et si bien qu’une course de trail, le Marathon des Sables, y a vu le jour il y a 24 ans. Et cette année, une Mauricienne s’y rendra dans le but de finir la course. Sarah Mayer sera au départ de la course, qui se déroulera du 8 au 14 avril.
Cette course à étapes, six en tout, attire plusieurs milliers de participants. Les étapes varient en termes de distance. Rien que l’année dernière, les participants ont parcouru près de 250 km dans les dunes du Sahara.
La logistique est des plus impressionnantes. 100 bénévoles pour l’encadrement de la course, 400 personnes pour l’encadrement général, 100 000 litres d’eau en bouteille, 100 véhicules 4×4 et camions, deux hélicoptères Écureuil et un Cessna, quatre avions de ligne spécial Marathon des Sables, 19 autobus, quatre dromadaires, un camion incinérateur de déchets. Côté médical : 45 membres pour l’équipe médicale, 5 km de sparadrap, 2 700 Compeed, 15 000 compresses, 5 300 analgésiques et 125 litres de désinfectant.
Qu’ira faire Sarah Mayer dans ces contrées désertiques ? « Aller dépasser mes limites, tout simplement. » Sauf que dépasser ses limites dans le sable du désert, il faut le faire. « Là, je tiens à remercier ma maman Corinne, mon oncle Harold et mon copain Frédéric Camoin qui m’ont aidée et encouragée. Sans eux, je ne pense pas que ce serait possible. »
Mais la course elle-même représente quoi pour elle ? On sait qu’elle vient d’une famille de sportifs. « C’est un grand moment pour moi. Parce que c’est la course de ma vie. En fait, c’est ma première course », souligne-t-elle.
Et pour être au top dans les dunes, elle a engagé un coach anglais, qui lui fournit un plan de travail. « C’est dur. Mais quand on va faire le Marathon des Sables, il faut une bonne préparation. » Surtout quand on sait qu’il se court sous des températures extrêmes, allant de 50°C le jour à 2 ou 3°C la nuit.
« C’est une épreuve de haut niveau, dans un désert qui s’étend à l’infini. », ajoute la sportive. Le Marathon des Sables demande aussi une grande dose de connaissance, de gestion des ressources alimentaires et hydriques. « Savoir gérer sa course, c’est la réussir », dit-elle.
Et comment lui est venue l’idée d’aller tenter le coup au Marathon des Sables ? « En fait, je voulais aller faire la Diagonale des Fous avec Adrien et Simon Desvaux. Mais je me suis inscrite trop tard pour y aller. Et comme j’aime les défis, j’ai souhaité m’inscrire au Marathon des Sables. »
Et c’est ainsi qu’elle se retrouvera alignée, le 8 avril prochain, sur la liste de départ de cet ultra trail. Pour l’instant, c’est l’entraînement qui prime. « Il a fallu s’adapter en fonction. Il y a la musculature à développer, puis l’endurance à maîtriser. En ce moment, je suis à trois heures maximum par jour, avec du vélo ou de la natation pour éviter de me blesser au maximum. »
À 25 ans, elle s’élance pour un grand défi. « Je sais que ce sera dur. Mais l’aventure mérite d’être vécue », conclut-elle.