Le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, a estimé samedi que l’accord conclu entre Maurice et l’Inde concernant le traité de non double imposition  constitue un coup très dur au secteur du Global Business à Maurice.
Paul Bérenger estime toutefois que le coup mortel a déjà été asséné depuis l’accord signé entre Maurice et l’Inde sous la supervision du ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, le 1er juillet 2015. Cet accord accorde non seulement tous les droits de taxation concernant le Capital Gains Tax mais préconise que les mesures soient mises en oeuvre « at the earliest ».
Le leader de l’Opposition a observé que l’Inde, qui aurait pu se montrer intransigeante en s’attachant à l’accord qui a été signé et ratifié par le conseil des ministres, a accepté de procéder à certaines modifications à l’accord en question et a accordé une période de transition. Le leader de l’Opposition s’est appesanti sur le poids de l’Inde quant aux activités du secteur du Global Business, soulignant que près de 75% de ces activités de ce secteur se rapportent aux investissements en Inde et que beaucoup reste à faire pour que nos opérations avec l’Afrique atteignent ce niveau. Il a observé qu’alors que Roshi Bhadain a soutenu que l’Inde avait menacé d’émettre un « notice of termination » au cas où Maurice continue à adopter la ligne dure, le haut-commissaire de l’Inde a démenti catégoriquement ses propos. « Le ministre Bhadain aurait dû avoir soumis sa démission pour avoir tenu de tels propos contre un pays ami comme l’Inde. Aujourd’hui, SAJ est prisonnier de Bhadain sur toute sorte de dossiers », a-t-il observé.
Quand à l’aide de 350 millions de dollars promis par le  gouvernement indien, Paul Bérenger a estimé que cet argent aurait dû être investi dans le combat contre la pauvreté et dans l’économie réelle et des secteurs susceptibles de générer la richesse et non pas dans des projets immobiliers comme l’Heritage City qui, selon lui, constitue un danger pour l’avenir.  
Le leader de l’Opposition estime que le ministre des Services financiers, avec la bénédiction de SAJ, mènera le pays à la catastrophe. « C’est encore un fiasco à la Bhadain, mishandled depuis le 1er juillet 2005, comme l’affaire BAI. De plus, les tiraillements entre Lutchmeenaraidoo et Bhadain nous ont affaiblis considérablement vis-à-vis de l’Inde », a affirmé Paul Bérenger.