Les lettres envoyées il y a quelques semaines par la Wastewater Management Authority aux établissements religieux pour qu’ils paient la totalité de leurs redevances doivent être mises au tiroir. Cette instance a revu sa décision et enverra dès ce lundi une autre correspondance. Ces établissements auront à payer uniquement les arriérés des trois dernières années.
« On a fait une exception et nous enverrons des lettres dès ce lundi à ces institutions », a déclaré le président du conseil d’administration de la WMA, Sulaiman Hansrod, au Mauricien. Suite à la résistance de plusieurs institutions, l’organisme a pris la décision de réclamer uniquement la totalité des trois dernières années. Selon Sulaiman Hansrod, les associations et centres religieux ont des dettes d’au moins dix ans pour un montant total de Rs 26 millions. Il cite l’exemple d’une société chinoise dont les dettes sont de plus de Rs 100 000. Avec la nouvelle formule, ladite société n’aura à payer que Rs 15 000.
Les institutions concernées vont devoir commencer à payer leurs factures à partir du mois de novembre. « J’espère qu’elles feront un effort car on a réduit le montant considérablement. Si elles ne paient pas, ce sera de la mauvaise foi », dit Sulaiman Hansrod, ajoutant d’emblée que la WMA enregistre un manque à gagner important à cause de ces redevances impayées. Le montant total dû par ces institutions s’élève maintenant à Rs 4 millions. A ce jour, 59 mosquées ont déjà payé leurs redevances.
Sulaiman Hansrod soutient que la WMA adopte une bonne gouvernance, d’où la décision de réclamer le montant impayé pour le traitement des eaux usées par ces associations et institutions concernées. Commentant l’envoi à la WMA d’une mise en demeure par une association qui gère deux mosquées dans la capitale, le président considère cette action « pas correcte », et précise que la WMA n’a jamais dit qu’elle allait supprimer la fourniture d’eau. « Elles auront accès à l’eau régulièrement », dit-il. Selon les chiffres, 64 institutions religieuses paient leurs factures tous les mois. Concernant les orphelinats, une autre décision sera prise par la WMA.
Sulaiman Hansrod fait ressortir qu’en 2002, une décision avait été prise par le conseil des ministres pour que toutes les institutions religieuses paient leurs redevances à la WMA. En 2012, ajoute-t-il, le ministère des Finances avait décidé que les institutions religieuses bénéficieraient des travaux d’installation gratuitement mais seraient appelées à payer leurs redevances. « On s’est basé sur ces deux décisions et le conseil d’administration de la WMA a pris la décision de récupérer les arrérages. Donc, elles doivent payer », dit-il.