Le ministre des Administrations régionales, Hervé Aimée, a annoncé au parlement à la mi-journée une révision de la loi relative aux permis pour la location des transats et des parasols sur les plages publiques. À la suite d’une question initiale de Maya Hanoomanjee portant sur le nombre de permis octroyés par la Beach Authority, au moins sept députés de l’opposition sont intervenus pour dénoncer la situation anarchique qui règne sur les plages les plus fréquentées du pays en raison de l’occupation envahissante de ces transats et qu’ils qualifient de « sauvage ».
« Is it not time to stop the invasion of umbrellas ? » a demandé Jean-Claude Barbier. Sa collègue Maya Hanoomanjee a fait remarquer à Hervé Aimée que les détenteurs de permis accaparent une large superficie des plages, privant ainsi le public de cet espace gratuit. « Nous avons l’impression que les personnes engagées dans la location des transats agissent comme si elles étaient propriétaires des plages publiques », a dit la députée MSM et qui a demandé au ministre ce qu’il compte faire pour mettre de l’ordre à ce niveau. Les intervenants de l’opposition ont insisté sur la nécessité de (1) revoir les critères pour l’octroi des permis ; (2) limiter le nombre de transats et (3) délimiter la zone où ces propriétaires peuvent installer leurs chaises. Aux nombreuses questions de l’opposition le ministre s’est contenté de répondre à chaque fois qu’il changera la loi prochainement. « Within one month we are coming with amendment », a promis le ministre des Administrations régionales. Selon le député Bhagwan, cette activité rentable serait contrôlée par « une mafia avec l’appui de certains politiciens ». Il a souhaité l’institution d’une commission d’enquête.