Les juges Shaheda Peeroo et Nalini Matadeen ont accordé mercredi la permission à cinq chauffeurs de taxi de recourir à une Judicial Review de la décision de la NTA leur interdisant d’opérer pour l’hôtel Grand Mauritian à Balaclava. Ils devront ensuite soutenir leur demande dans une autre manche.
Cinq chauffeurs de taxi sont mécontents de la manière de procéder de la National Transport Authority (NTA). Bassisty Goburdhun, Ranjit Koobaraw, Bhendendra Kumar Benidin, Sassun Ragoobar et Vijay Muttur, tous habitants du Nord, ont saisi la cour suprême pour une révision judiciaire contre la décision de la NTA. Ils ont retenu les services de Mes Rama Valayden et Manoj Appado. L’affaire avait été appelée devant les juges Shaheda Peeroo et Nalini Matadeen qui leur ont accordé mercredi la permission pour une révision judiciaire. Ils devront cependant prouver leur demande devant les juges de la Cour suprême.
Les demandeurs habitent à quelques kilomètres de l’hôtel Grand Mauritian à Balaclava. Ils avaient fait une demande pour le transfert de permis afin de pouvoir opérer pour cet hôtel de luxe du Nord. Ils disent répondre aux critères demandés dans l’annonce et auraient dû être choisis. La fiche d’application stipulait que les postulants doivent avoir un Public Service Vehicle Licence (Taxi), un casier judiciaire vierge et une voiture n’ayant pas dix ans d’âge.
Certains des demandeurs, dont Ranjit Koobarawa, ont plus d’une vingtaine d’années d’expérience en tant que chauffeur de taxi travaillant avec des touristes. Ils estiment que leurs services ont toujours été irréprochables. Ils ont travaillé pour l’hôtel depuis son ouverture en juillet 2008. L’un des demandeurs a soutenu que le comité qui a écouté la demande n’avait pas le quorum requis pour le faire mais a quand même poursuivi. Cette rencontre, selon lui, a duré cinq minutes. C’est par voie postale qu’il aurait appris que son candidature était rejetée.
La vingtaine de personnes retenues pour desservir l’hôtel Grand Mauritian ont commencé à opérer fin 2010. Plusieurs d’entre elles habiteraient loin de cet établissement. L’un de ces chauffeurs ne résiderait aussi pas le catchment area de l’hôtel et son permis de conduire aurait été une fois révoqué. De plus, parmi eux, il y aurait aussi une personne de plus 80 ans…