Comme chaque année, le transfert des enseignants dans les écoles publiques suscite des mécontentements. En dépit d’un exercice réalisé en concertation avec les syndicats, des « changements » apportés à la liste initiale irritent ces derniers. Raison pour laquelle Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union (GTU), est d’avis que les syndicats doivent obtenir une copie de la liste approuvée.
C’est la grogne parmi les enseignants qui n’ont pas obtenu de transfert à leur goût. Cet exercice connaît chaque année son lot de contestations. Raison pour laquelle les syndicats participent aux discussions depuis quelques années afin d’assainir la situation. Mais les choses ne semblent pas s’améliorer pour autant. Vinod Seegum, président de la GTU, a récemment alerté la ministre de l’Éducation sur des changements apportés à la liste initiale des transferts déjà approuvée. Il souhaite une réunion pour discuter de la question. Sollicité à ce sujet, il précise : « L’idée n’est pas de venir dicter au ministère ce qu’il faut faire. Mais nous sommes des partenaires. Nous agissons comme intermédiaires entre les enseignants et le ministère. Nous avons toujours collaboré pour que cet exercice se passe dans les meilleures conditions. Parfois, nous parvenons même à convaincre nos membres d’aller dans des écoles dont personne ne veut. Mais quand il y a des changements, il faut nous tenir au courant. »
Pour ce dernier, la ministre n’est pas responsable de la situation. Il impute des changements de dernière minute à la liste approuvée à « certains fonctionnaires anti-syndicats ». Selon lui, quand deux parties ont décidé quelque chose, il ne faudrait pas, par la suite, que l’une des deux revienne sur certaines décisions « de manière unilatérale. » Raison pour laquelle il souhaite que les syndicats puissent obtenir une copie de la liste approuvée par le comité de transfert afin de faire le suivi. « Autrement, il est difficile pour moi de répondre quand un enseignant me dit qu’on l’a envoyé dans une école qu’il n’avait pas demandée. »
Le président de la GTU ajoute que la bonne gouvernance implique le dialogue entre les partenaires. « Dans le secteur de l’éducation, c’est encore plus important, car cela concerne les enfants. Un enseignant frustré peut-il donner le meilleur de lui-même ? »
Par ailleurs, il faut savoir que, pour certains, l’exercice de transferts comporte aussi comme enjeu les opportunités des leçons particulières. D’ailleurs, les différents syndicats ont été en ébullition cette année dans le sillage de cet exercice. La General Purpose Teachers Union avait saisi l’ICAC et des allégations de corruption avaient été formulées. Il était même question, à un certain moment, que la commission anti-corruption supervise les consultations en tant que chien de garde.
À la base, cet exercice est réalisé pour permettre une rotation dans les écoles dites “star schools”. La GTU y a obtenu un droit de regard après une action légale. Mais d’autres y voient là une ingérence. Sur les 6 000 instituteurs, seuls 1 500 sont concernés par le transfert chaque année.