Transparency Mauritius, par la voix de son directeur exécutif, Rajen Bablee, appelle la population à dénoncer les cas de corruption pour que les élections villageoises et urbaines du 2 et du 9 décembre respectivement, se déroulent dans la transparence.
« Nous ne pouvons changer la culture des Mauriciens du jour au lendemain, nous ne pouvons empêcher les politiciens de faire de la basse politique mais nous appelons la population à exercer son droit civique avec responsabilité », a déclaré M. Bablee. Il a exhorté la population à ne pas oublier que le pouvoir lui appartient. « Nous demandons aux électeurs de ne pas vendre leur vote. Il ne faut pas qu’elle se soumette aux menaces et aux contraintes », a-t-il dit. Il demande aux candidats de tout bord de faire preuve de retenue et de comprendre que les élections représentent un enjeu démocratique et il faut qu’ils agissent dans la transparence.
Le directeur exécutif de Transparency Mauritius a par ailleurs fait ressortir que « notre grand cheval de bataille est le financement des partis politiques ». Cette organisation appelle les dirigeants politiques à légiférer pour que les partis politiques deviennent des entités légales, qu’ils aient un compte bancaire unique montrant les dépenses et les dons. « Nous devons veiller à ce que les dépenses ne dépassent pas le seuil autorisé », a déclaré M. Bablee, tout en souhaitant que l’Electoral Supervisory Commission (ESC) ait le pouvoir nécessaire pour enquêter sur les cas d’allégations et prendre éventuellement des sanctions contre les coupables.
Aux questions du Mauricien, M. Bablee a indiqué qu’une hotline, le 800 2555, a été installée afin d’enregistrer les doléances du public qui seront référées, par la suite, à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Une dizaine d’observateurs de Transparency Mauritius seront sur le terrain pour observer le déroulement des élections villageoises et urbaines.