Les travailleurs du transport en commun craignent pour leur sécurité en raison de la présence du coronavirus à Maurice. Les membres de l’Union of Bus Industry and Workers (UBIW) ont, à cet égard, rencontré des hauts cadres du ministère de la Santé mercredi pour faire part de leurs appréhensions.

Interrogé à ce sujet, Salim Bacsoo, vice-président de l’UBIW, a déclaré que les travailleurs du transport, en particulier les receveurs d’autobus, sont très vulnérables à ce virus vu qu’il peut se transmettre à travers des goulettes provenant des éternuements. « Nous sommes pour ainsi les travailleurs les plus vulnérables dans ce pays car nous sommes appelés tous les jours à rencontrer des gens dans les autobus. Pire que cela, nous sommes en passe de devenir des vecteurs potentiels pour répandre ce virus à travers le pays et c’est pourquoi nous réclamons des masques pour éviter d’infecter d’autres personnes. En sus de cela, le ministère de la Santé conseille une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes qui toussent ou qui éternuent pour ne pas respirer les gouttelettes qui peuvent porter le virus », a-t-il dit.

Le ministère de la Santé conseille au public de se laver les mains régulièrement mais les travailleurs du transport n’ont pas de point d’eau pour le faire. Ainsi, la gare Victoria, par exemple, n’est pas pourvue de point d’eau pour les travailleurs, a déclaré Salim Bacsoo.
« Nous avons demandé que les compagnies d’autobus installent des points d’eau après chaque trajet pour que les receveurs d’autobus puissent se laver les mains car ils sont appelés à manipuler de l’argent tout au long d’un trajet », a-t-il dit. Et de souligner qu’il a appris que le ministère de la Santé a rencontré les responsables des compagnies d’autobus depuis un mois.

« J’ai posé donc la question : quelles mesures ils ont préconisé pour les compagnies d’autobus ? On nous a dit que le coronavirus peut rester actif sur des surfaces et les receveurs d’autobus sont appelés à toucher plusieurs surfaces dans un autobus pour maintenir leur équilibre. Il faut ainsi mettre à notre disposition des solutions hydroalcooliques et des points d’eau pour se laver les mains régulièrement », a déclaré le vice-président de l’UBIW.

Pour Alain Kistnen, secrétaire général de l’UBIW, il y a une grande confusion dans la tête des chauffeurs et receveurs d’autobus à propos de l’heure à laquelle ils doivent travailler actuellement. « Nous sommes tous en mode “stand-by” vu que le nombre d’autobus qui opèrent actuellement en cette période de confinement national a été réduit considérablement », a-t-il fait ressortir.