La United Bus Service Employees Union (UBSEU) a mobilisé ses troupes au centre social Marie Reine de la Paix ce matin en vue du référendum à United Bus Service (UBS) demain et mercredi. Selon son président, Gorah Enathally, l’UBSEU est confiante d’une victoire lors de cet exercice. Il estime représenter plus de 50% des travailleurs et devrait légitimement avoir le rôle de « sole bargainer » à l’UBS. Cependant, l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) reste aussi mobilisée. Ashok Subron, le porte-parole, invite les travailleurs de la compagnie à se méfier des « directives données par le patron ».
Ce référendum consiste à déterminer qui représentera les travailleurs lors des négociations à la compagnie de transport. Gorah Enathally explique : « Quand la loi a été amendée, en 2013, il y a eu un paragraphe disant que le syndicat représentant la majorité a le droit de demander à être le “sole bargainer”. » Estimant avoir plus de 50% des travailleurs de son côté, il a donc fait une demande en ce sens. « La compagnie a agréé à notre demande. Deux autres syndicats nous ont rejoints dans cette démarche. Nous avons fait un “joint-negociating panel”. Malheureusement, un autre syndicat a préféré aller vers un référendum. »
Ce cas avait été référé à l’Employment Relations Tribunal, qui a opté pour un référendum. « Toute élection demande une campagne. C’est pour cela que nous nous sommes mobilisés aujourd’hui. Nous avons la garantie que nous allons remporter ce référendum car nous avons la majorité. Nous avons déjà 1 000 membres sur les 1 500. Nous sommes au-delà des 50%. »
De son côté, le négociateur de l’UBIW avance que le référendum est « un exercice démocratique très important » pour les travailleurs. « C’est un des grands aboutissements de l’UBIW et de la GWF. C’est un droit qui n’existait pas auparavant. » Il ajoute que son syndicat a remporté une bataille juridique « contre vents et marées ». En union avec Wakhil Laloo, Imzad Beeharry et Salim Bacsoo, il invite les travailleurs à voter tout en tenant compte « que le vote est secret et sacré ». Et d’ajouter : « Si ou trouv patron pe ankouraz vot ene lekip, ou kone kot ou bizin vote. » Ce dernier soutient que l’UBIW est « à la base des avancées dans le secteur du transport » depuis 45 ans. « De même, c’est grâce à notre combat que les travailleurs ont droit à une augmentation salariale depuis 2013. » Le référendum débute ce mardi 12 juillet à partir de 9h dans les locaux de l’UBS, à Cassis. Mercredi, l’exercice se poursuivra au dépôt de Forest-Side. Le dépouillement aura lieu le même jour, soit après la clôture des votes, vers 16h.