Le Front commun du syndicat des transports (FCST) donne rendez-vous au public, en particulier aux employés de ce secteur, vendredi au Centre Idrice Goomany à Plaine-Verte. Cette rencontre, qui débutera à 19 heures, sera axée sur les « lacunes » du permis à points. Le FCST compte aussi faire part de ces « irrégularités » en Cour suprême.
Pour les syndicalistes et travailleurs sociaux engagés dans la lutte contre l’application du permis à points, le dialogue est nécessaire entre les chauffeurs regroupés au sein du Front commun du syndicat des transports et les autorités compétentes. Une lettre en ce sens a été envoyée hier au Premier ministre Navin Ramgoolam.
Dans cette correspondance, le FCST demande aussi au gouvernement de ne retenir que quatre des 19 infractions contre lesquelles la police sévira. « Le permis à points actuel comporte certains points que le conducteur ne peut assumer. L’état des routes et les mauvaises infrastructures routières mettent en danger le permis de conduire. Le gouvernement devrait s’assurer que nos routes soient correctes avant d’appliquer le permis à points », soutient-il.
Les quatre infractions à être retenues dans ce contexte sont la conduite en état d’ivresse, l’excès de vitesse, l’utilisation du téléphone au volant et la conduite dangereuse ; « Celles-ci portent atteinte à la vie d’autrui », affirme pour sa part Georges Ah Yan, président du Forum des Citoyens Libres (FCL).
Le FCST dit cependant ne pas être contre le permis à points, mais sous certaines conditions. « Nous sommes certains qu’avec le gouvernement nous pouvons trouver un consensus où tous en sortiront gagnants », ajoute-t-il. Le front commun réclame par ailleurs que la validité du permis à point soit réduite de 36 à 24 mois.