Les employés de la Corporation Nationale de Transport (CNT) examineront  lors d’une Assemblée générale, qui aura lieu ce soir à Vacoas, une nouvelle proposition d’accord par le ministère du Travail, soumise aux syndicalistes, hier.  Si La Platform Travayer Transpor (PTT) indique pour sa part que  le gouvernement se soumet à la volonté de la classe syndicale dans le cadre des négociations, à l’effet « que le NRB ne doit pas être évoqué dans l’accord collectif », elle regrette néanmoins que la mention de la révision des conditions de travail n’y soient pas présents.
La volte-face d’Anil Bachoo, Vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures Publiques sur l’annulation de l’application de l’augmentation de 12 % du tarif d’autobus et l’accusation de Shakeel Mohamed, ministre du travail, qui a reproché aux syndicalistes de retarder la révision salariale, ont déboussolé les employés qui ne savent plus à quel saint se vouer.  Des propos qui, selon les représentants syndicaux, auraient contribué à mettre en doute ces employés sur les vrais  objectifs défendus par  le groupement des syndicats qui défendent  les droits des travailleurs de la CNT.
Revenant sur la signature d’un accord collectif qui permettra la hausse salariale de 19 % accordée sur trois années à tous les employés du secteur du transport, les négociateurs ont expliqué leur refus en se réferant aux conditions de l’accord formulées par les autorités compétentes. L’une d’elle stipule, en effet,  que les conditions de travail des employés de la CNT seront déterminées par la National Renumeration Board. Selon la PTT, toute négociation collective doit prendre en considération l’augmentation salariale ainsi que la révision des conditions de travail. Ainsi, les portes-paroles des travailleurs de la CNT refusent catégoriquement que ce soit le NRB qui revoit leurs conditions de travail.
C’est sur ce point que  le gouvernement a capitulé. Dans le  Draft Proposal remis hier, aux syndicalistes, la mention que le NRB ne soit pas cité pour des négociations collectives a redonné du moral aux syndicalistes. Mais la bataille n’est pas pour autant gagnée puisque le gouvernement refuse toujours de revoir les conditions de travail des employés de la CNT.
L’assemblée générale  convoquée pour ce soir à 20 h au Tamil Hall de Vacoas pour tenter de clarifier la situation chez les employés de la CNT et leur faire part de la position du gouvernement est donc déterminante. La balle est désormais dans le camp des employés de la CNT.
Ils décideront s’ils optent ou non pour la signature de l’accord dans sa dernière moulure mais les syndicats comptent bien leur rappeler que sans le volet des conditions de travail, ils courent le risque de ne pas avoir une amélioration de celles-ci dans le court et moyen terme.