En marge de la rentrée scolaire, la National Transport Corporation Employees Union (NTCEU) formule des propositions aux autorités pour la révision du système de transport gratuit et un nouveau mécanisme de contrôle pour fin mettre fin à un certain « désordre ». Face à certains abus de la part des élèves, ce syndicat propose que le bus route soit précisé sur les bus pass des élèves émis par la National Transport Authority (NTA).
« Nous ne sommes pas contre le transport gratuit, mais nous voulons que les autorités y mettent de l’ordre », martèle Chetanand Nundoolall, un des membres exécutifs de la NTCEU. Si les critiques à l’encontre des receveurs et chauffeurs d’autobus sont justifiées à l’effet que certains seraient « grossiers », utiliseraient parfois d’un langage ordurier et proféreraient même des insultes envers les passagers, qui sont parfois abandonnés aux arrêts d’autobus, sans compter les longues minutes d’attente, il faut également voir l’autre côté de la médaille, estime le syndicaliste. Ce dernier est d’avis de certaines critiques sont injustifiées. Avec la rentrée scolaire générale la semaine prochaine, notre interlocuteur n’hésite pas à aborder les « excès » de comportement dont font preuve certains élèves du secondaire. « Les employés du transport se sentent constamment dénigrés à force d’entendre ces pluies de critiques, mais il faut prendre en considération l’autre son de cloche », dit il.
Chetanand Nundoolall détaille le quotidien des employés du transport. Le même “bus pass” servirait parfois à plusieurs élèves, dit-il, avant de poursuivre que certains jeunes s’amuseraient aussi à se faire passer pour des élèves du secondaire, voulant tirer profit du transport gratuit, refusant ainsi de payer. Ces derniers se montreraient ainsi quelquefois agressifs, raconte notre interlocuteur. « Des incidents, les employés du secteur du transport en rencontrent tous les jours. Mais tous ne sont pas rapportés à la police », soutient notre interlocuteur, qui propose que les autorités du secteur du transport décrètent par exemple des horaires fixes pour l’utilisation de la carte d’étudiants.
La question de la sécurité est également évoquée. Un employé et membre d’un syndicat se serait ainsi fait récemment agressé par un groupe d’élèves du secondaire d’un collège de Rose-Hill. Le receveur en question leur aurait demandé de payer pour le trajet en autobus, qui ne figurerait pas dans le cadre de leur trajet scolaire ordinaire, c’est-à-dire de leur établissement scolaire jusqu’à leur domicile. Après quoi ces élèves se seraient montrés récalcitrants et auraient alors malmené le receveur en l’agressant en dehors de l’autobus, arrivé à hauteur de Grande-Rivière-Nord-Ouest. Une déposition aurait été consignée à la police et le receveur a dû être hospitalisé après les coups et blessures subis.
La NTCEU préconise la mise sur pieds d’un nouveau mécanisme de contrôle pour mettre fin à certains abus. « Un élève ne peut monter dans un autobus à n’importe quel moment après les heures d’école et où il en a envie et exiger ensuite que le trajet soit gratuit », estime Chetanand Nundoolall, dont le syndicat propose que le “bus pass” indique la ligne de bus utilisée par l’élève, avec le trajet précis. Car certains élèves, poursuit notre interlocuteur, utilisent le prétexte des leçons particulières à tous les coups pour avoir droit au transport gratuit. « Il est difficile pour nous de différencier ceux qui se rendent vraiment à leurs leçons particulières et ceux qui flânent après les heures de classe. »