Avec l’annonce du gouvernement de revoir le système actuel de transport avec la nomination d’un consultant chargé de faire une étude sur le transport gratuit, les syndicats du transport souhaitent être consultés. Au niveau de la National Transport Corporation Employees Union (NTCEU), les dirigeants veulent faire entendre leurs propositions.
La décision de revoir le système de transport gratuit est favorablement accueillie par le syndicat. « Depuis son introduction par le précédent gouvernement et les couacs que nous avons connus, il était grand temps de revoir tout le système », estime Vinay Panchuri, président de la NTCEU. Un point sur lequel ce syndicat insiste surtout est le système actuel de transport gratuit pour les étudiants, car, selon ses dirigeants, il y a trop d’« indiscipline » parmi les collégiens. « C’est une véritable anarchie », déclare le président de ce syndicat. D’abord, ce dernier évoque l’« humiliation » quotidienne des travailleurs du transport depuis l’introduction du système de transport gratuit, certains passagers n’hésitant pas à proférer des commentaires désobligeants aux receveurs. Ce qui peut donner lieu à des clashs lors des trajets, selon le président. Celui-ci évoque également des cas où des collégiens abusent du système en changeant à plusieurs reprises d’autobus ou en prenant l’autobus, prétendant se rendre au collège aux alentours de 14 h-14 h 30, soit l’heure à laquelle les classes sont justement terminées. Par ailleurs, avec l’afflux d’élèves qui abusent de la gratuité du transport, le syndicat explique qu’il y a moins de place pour les passagers réguliers tels que ceux qui travaillent ou encore les personnes âgées et malades. Le ministère des Infrastructures publiques et du Transport a annoncé le mois dernier que les subsides accordés aux compagnies d’autobus feront l’objet d’une étude qui sera chargée d’évaluer l’efficacité des différentes aides financières du gouvernement, notamment pour le système du transport gratuit. L’étude sera financée par l’Agence française de développement pour une somme de 150 000 euros. Elle débutera d’ici fin mars et sera achevée dans un délai de six mois. Un consultant sera bientôt nommé. « Le précédent gouvernement a introduit le système de transport gratuit sans faire d’étude au préalable. Nous espérons que le pouvoir actuel enclenchera les consultations nécessaires en tenant compte des propositions des différents stakeholders dont celles des syndicats », affirme Vinay Panchuri.
Le transport public coûte Rs 2 milliards au gouvernement. En 2015, une somme de Rs 1,2 milliard a été versée pour le transport gratuit et une somme additionnelle de Rs 732 millions comme support financier aux compagnies d’autobus, y compris une compensation pour le carburant, afin de leur permettre d’opérer en l’absence d’une politique de révision de tarif annuelle.