La Platform Travayer Transport a dénoncé les compagnies de transport, visant particulièrement la Compagnie Nationale de Transport (CNT) mais aussi certaines institutions qui bloqueraient la négociation collective au sein de ce secteur. « Les travailleurs du transport feront entendre leur voix lors d’une manifestation le 6 juillet prochain pour réclamer notre droit à la négociation collective », a déclaré Reeaz Chuttoo, négociateur de cette plateforme syndicale, lors d’une conférence de presse hier.
C’est du jamais vu dans le secteur du transport, où la CNT vient faire croire aux syndicats qu’elle ne peut négocier avec eux tant qu’un procedural agreement ne sera pas signé, a lancé Reeaz Chuttoo. « Nous avons eu deux réunions avec le management de la CNT à ce sujet mais finalement nous avons dû porter l’affaire devant le CCM. Mais le Pr Torul est venu nous dire que puisque le National Remuneration Board (NRB) est en train de revoir le Remuneration Order pour le transport, notre point de litige est irrecevable », a-t-il déclaré, avant de commenter : « Sa zame finn arive dan Moris. » Si la Plateforme ne fait rien, dit-il, « ninport ki RO divan NRB, okenn sindika pa pou kapav negosie. » Pour lui, la décision du Pr Torul est une façon déguisée de porter atteinte au droit de grève. « Si nous n’obtenons pas satisfaction, nous serons obligés de porter cette affaire en Cour suprême ».
Dans un autre ordre d’idées, Reeaz Chuttoo a fait état d’une rumeur selon laquelle la CNT céderait la route 27 (Port-Louis/Rivière-du-Rempart) aux autobus individuels. « Cette route est très rentable. Nous allons suivre cette affaire de près ».
Parlant de la situation au niveau de la CNT, le président de la plateforme, Premnath Moochee, s’est interrogé sur le retard dans l’achat de nouveaux autobus. Selon lui, une soixantaine de nouveaux autobus aurait déjà dû être sur les routes mais l’acquisition n’aurait pas été faite à temps. « De plus, pourquoi 60 à 75 autobus tombent-ils en panne tous les jours ? » se demande-t-il.