La Federation of Hotel Taxi Association (FHTA), soutenue par la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), s’oppose énergiquement à la privatisation des centres de fitness de la National Transport Authority (NTA). Elles craignent en effet une éventuelle hausse des tarifs d’examens ou encore d’autres pratiques frauduleuses…
Lors d’une réunion la semaine dernière, le ministère des Infrastructures publiques a proposé la gestion entière des centres aux opérateurs privés. Cette proposition est loin de plaire à tous, en particulier aux chauffeurs de taxi d’hôtel, qui ont formulé leurs appréhensions lors d’une conférence de presse à la mi-journée. D’abord il y a la crainte que ces fitness centres soient gérés comme des business dans le seul but de faire des profits excessifs sur le dos des automobilistes. La Fédération a clairement fait comprendre qu’elle s’opposait à toute hausse des tarifs des frais d’examens. Pour Atma Shanto, porte-parole de la FTU, « la privation des centres de fitness ne réglera pas le problème des accidents sur la route ». L’on craint d’autre part des pratiques frauduleuses : « Ena vehicul ki pou reste lakaz ek zot certificate of fitness pou vine par la poste », ironise Atma Shanto.
Habituellement très critique envers la NTA, la fédération a également exprimé ses réserves quant à la proposition que celle-ci agisse comme régulateur. Les deux fédérations lancent ainsi un appel au dialogue au ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, sur ce dossier.
Autre demande formulée par la fédération : que le gouvernement revoie à la baisse les prix des carburants, suite à la baisse du cours du baril de pétrole en euro et dollar sur le marché international. Cette baisse au niveau de la tendance mondiale devrait bénéficier aux consommateurs, estime Atma Shanto.
Les dirigeants de l’association ont par ailleurs annoncé qu’ils s’apprêtent à soumettre bientôt leur memorandum contenant leurs propositions au comité interministériel mis sur pied, pour rappel, au lendemain de la manifestation organisée par quelque 200 chauffeurs de taxi d’hôtels devant le bâtiment d’Air Mauritius le 13 août 2015. Celui-ci est présidé par le Deputy Prime Minister et ministre du tourisme Xavier-Luc Duval et est chargé de formuler une série de recommandations face à la série de doléances déposées par les taximen d’hôtels. Le comité s’est réuni pour la dernière fois le 11 janvier dernier. Commentant l’avancée des discussions, Yashpal Murrakhun, président de la FHTA, a déclaré que celles-ci avançaient dans la bonne direction tout en rappelant que la fédération continuera d’agir comme un chien de garde pour les intérêts des taximen d’hôtels.