L’Association of School Bus Owners, regroupant des opérateurs de vans scolaires, se dit « victime de discrimination ». Les membres de l’association estiment en effet qu’ils doivent avoir droit aux subsides que perçoivent les autobus pour le transport des étudiants. Ils s’élèvent également contre l’initiative de faire appel aux autobus « contract » pour véhiculer les collégiens.
Selon Arvin Khadah, porte-parole de l’association, les vans scolaires sont les seules catégories de véhicules à ne « rien recevoir du gouvernement ». Il cite en exemple les subsides accordés aux compagnies d’autobus pour le transport des personnes âgées et des étudiants ainsi que les voitures hors taxes pour les propriétaires de taxi. « Nous qui faisons ce travail depuis une trentaine d’années, alors que les bus d’école n’existaient pas encore, sommes toujours les grands perdants. » Raison pour laquelle ils revendiquent le droit aux subsides et au « duty free ». Les membres de l’Association of School Bus Owners disent avoir écrit au ministre du Transport pour obtenir une rencontre, affirmant n’avoir encore aucune réponse à ce jour. « Notre demande vise à assurer la sécurité de notre famille ainsi que des enfants que nous transportons. La plupart d’entre nous avons de vieux vans. Nous ne pouvons obtenir des emprunts auprès des banques pour acheter un véhicule neuf car nous n’avons pas de salaire fixe versé à la banque. Les parents ne payent pas tous à la même date. »
Les opérateurs se disent « une fois de plus écartés » dans le sillage de la réorganisation du transport scolaire. « La NTA a fait appel aux autobus “contract” de plus de 50 places pour transporter les collégiens. Nous ne nous retrouvons pas dans cette catégorie car les vans scolaires ont entre 14 et 35 places. Or, ces bus “contract” ont déjà des contrats avec des usines et ils bénéficieront d’une deuxième opportunité. »
Arvin Khadah se demande également si ces chauffeurs seront pressés de déposer les collégiens pour arriver à l’usine à temps. Les membres ne manquent pas non plus de faire ressortir que les autobus perçoivent déjà des subsides pour le transport des étudiants et qu’il serait « plus logique que ce soit eux, et non des “contract buses”, qui viennent renforcer » ce secteur. L’association dit espérer que le nouveau gouvernement ne fera pas « les mêmes erreurs que l’ancien avec le transport gratuit ».