Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo a procédé mardi à l’ouverture d’un atelier autour des accords portuaires de Rotterdam (2009) adoptés par les Nations unies. C’était à l’hôtel Le Victoria à Pointe-aux-Piments.
À l’initiative de l’ACP Business Climate Facility (BizClim) et du ministère, cet atelier a pour vocation de dissiper certains doutes quant aux subtilités de l’accord de Rotterdam. « Nous avons été informés que les parties prenantes du secteur éprouvaient certaines difficultés à saisir les nuances techniques que comporte cet accord ». Anil Bachoo a ainsi relevé l’importance de ce séminaire : comprendre l’impact des Rotterdam Rules sur nos lois et se concerter sur la pertinence de ces accords aux besoins de Maurice, entre autres.
Signalons d’ailleurs que cet accord de Rotterdam se réfère à une convention des Nations unies sur les contrats de transport maritime à l’international. Dans son sillage, ont déjà été revus certains aspects du cadre légal mauricien. « Le ministère s’est engagé dans un processus de renforcement des lois en vigueur. Nous avons déjà promulgué la Mauritius Shipping Act 2007 qui permet au ministère de ratifier les conventions ayant trait au commerce maritime international. » Anil Bachoo a notamment évoqué que le ministère a recours au service d’un expert en droit maritime. Ce dernier travaillerait en ce moment sur l’ébauche d’une législation autour de la sécurité maritime, entre autres.
Par ailleurs, cet effort de vulgarisation de l’accord de Rotterdam « encouragerait les autorités et parties prenantes à considérer positivement l’endossement des applications de la convention ». Au ministre de préciser également que Maurice est toujours régie par les accords de La Hague de 1970. Et de prévenir : « Notre régime de gouvernance du transport maritime risque de devenir obsolète […] notamment si Maurice s’engage dans le commerce avec des pays opérant sous l’accord de Rotterdam. » Le ministre s’était prononcé devant un parterre d’invités comprenant experts locaux comme étrangers et une délégation de l’Union européenne. L’atelier prend fin aujourd’hui.