Je suis une usagère du transport public. Rien de plus ordinaire comme histoire. Mais elle me démange si fort qu’il me faut la raconter.
Comme de nombreuses personnes, je dois affronter les autobus bondés matin et soir, les odeurs nauséabondes parfois de ceux qui ont une aversion pour la douche matinale, les bousculades, les « plas dibout », les coups d’accélérateur du chauffeur d’autobus et autre mauvaise humeur du receveur au minimum un jour sur cinq. Là encore, je me plante sur les statistiques.  Je fais partie des contribuables exemplaires même si je ne sais pas trop où va cet argent. Mais j’estime avoir droit à un minimum d’hygiène en tant qu’usagère du transport public.
Généralement, c’est en période estivale qu’on les aperçoit fricotant entre les sièges mais cette fois-ci, une conséquence du changement climatique, que sais-je, mais les cancrelats pullulent dans les autobus en plein hiver. Ils sont partout, dans chaque recoin de l’autobus, à l’assaut. Rien de plus énervant lorsque vous vous apprêtez à partir au boulot ou lorsque vous y revenez après une journée éprouvante. Mais ce n’est pas tout. Lorsque je parle d’hygiène, je fais aussi référence à l’état du véhicule en question. Parce que quelle ne fut pas ma surprise la semaine dernière, de rencontrer non seulement ces horribles bestioles mais aussi de devoir m’asseoir sur des sièges parés de « gomon ». S’il vous plaît, un peu d’égard aux usagers du transport public !
Cela ne sert à rien de vendre Maurice en dépliants aux étrangers lorsque le peuple lui-même a du mal à éprouver du plaisir à l’intérieur même de son pays. Merci.