Risque-t-on de voir moins de vans scolaires sur nos routes cette année ? C’est en tout cas la réflexion soulevée par la School Bus Owners Association en marge de la rentrée scolaire 2016. Interrogés à la veille de la rentrée, des propriétaires de vans scolaires affirment que de nombreux chauffeurs auraient jeté l’éponge suite à une série de difficultés rencontrées, comme le refus de certains parents de payer les mensualités de fin d’année ou encore l’absence de subsides par le gouvernement.
Arshad Aumeer, président de la School Bus Owners Association, évoque un sentiment général de « découragement » au niveau des propriétaires de vans scolaires. Plusieurs collègues, selon lui, auraient ainsi signifié l’intention de ne plus effectuer le ramassage scolaire, ce qui portera un coup à la flotte de véhicules de ce genre sur les routes. « Ils ne sont plus motivés à travailler », explique Arshad Aumeer. En cause : le refus de certains parents de payer les mensualités des vacances scolaires en fin d’année. « Certaines jouent aux oubliettes et disparaissent de la circulation lorsqu’on réclame la redevance », témoigne Arshad Aumeer. « Pourtant, cela fait partie des conditions établies avec les parents dès le début de l’année », dit-il.
Depuis longtemps, le paiement des tarifs pour les mois de novembre et de décembre, mois qui figurent parmi les vacances scolaires, fait débat et suscite pas mal d’interrogations d’une part et, d’autre part, d’indignation du côté des parents. Selon les explications du président de la School Bus Owners Association, cette somme réclamée durant ces deux mois englobe les frais totaux pour une année de service, mais échelonnés sur 12 mois.
Arshad Aumeer fait également ressortir que les vans scolaires sont les seules catégories de véhicules à ne pas bénéficier de subsides du gouvernement alors que les opérateurs d’autobus perçoivent des aides financières pour le transport des élèves. « Nous faisons un travail difficile. Il faut beaucoup de compréhension », dit notre interlocuteur. Il évoque également la concurrence que représente le système de transport gratuit, les parents, en raison de la hausse du coût de la vie et des frais scolaires (uniformes, cahiers, matériel scolaire…), préférant en effet opter pour ce moyen de transport et délaissant donc les vans scolaires.
Une autre interrogation concerne la majoration des tarifs. Bien qu’il n’y ait pas de hausse globale des tarifs mensuels pour le ramassage scolaire, cela reste à la discrétion des chauffeurs, explique Nazeer Jhungee. « Cela dépend des propriétaires et des services proposés à la clientèle », ajoute Arshad Aumeer. Les chauffeurs des vans scolaires sont généralement assistés par des Attendants ou des Helpers, qui sont chargés de superviser les enfants ou de les accompagner à l’embarquement et au débarquement.
Les vans scolaires restent un choix privilégié pour les parents dont les enfants sont encore trop jeunes pour voyager seuls dans les transports en commun et pour qui les vans scolaires garantissent une certaine sécurité, ou encore pour ceux n’ayant pas le temps de déposer leur progéniture à l’école le matin et les récupérer l’après-midi. « Les plus petits sont déposés en classe », explique Arshad Aumeer.