L’Universal Contract School Bus Owners Association (UCSBOA) envisage d’inviter le VPM et ministre du Transport Anil Bachoo sur les mesures prises en faveur des “van lekol” cette année. Cette invitation a été formulée dans le cadre d’une première assemblée générale qu’envisage de tenir l’association dans un mois.
Créée au début de l’année, l’UCSBOA regroupe principalement les vans de transport scolaire opérant à Curepipe. Cette association dit être laissée pour compte par les autorités. « Nous ne bénéficions d’aucune facilité alors que nous faisons un travail très important. En plus, avec les mesures qu’impose la National Transport Authority (NTA), notre travail n’est pas de tout repos. » Les problèmes des vans scolaires seront « voice-out » lors de la première assemblée générale, prévue dans un mois, à laquelle l’UCSBOA invite Anil Bachoo. Elle souhaite qu’il explique les mesures prises par le gouvernement en faveur des opérateurs de transport scolaire. Les membres de l’association espèrent également lui faire entendre leurs griefs en vue d’améliorer leurs conditions de travail.
L’UCSBOA a exposé une partie des problèmes ce matin lors d’un point de presse au Centre social Marie Reine de la Paix à Port-Louis. Réclamant une table ronde, Norbert Balisson, son président, a pointé du doigt les mesures exigées par la NTA, et surtout l’assistance d’un Helper muni d’une pièce d’identité délivrée par l’organisme. Une mesure qui, soutient-elle, est au détriment des propriétaires de vans. « L’enregistrement d’un Helper, incluant le check up medical et le certificat de moralité, est financé par le chauffeur et coûte au moins Rs 600. En sus de cela, nous devons le payer. Mais nous ne pouvons pas lui donner plus de Rs 5 000. Alors que nous avons déjà fait toutes les démarches nécessaires pour que notre Helper réponde aux normes exigées par la NTA, ce dernier, dès qu’il obtient une meilleure offre d’emploi, démissionne. Nous sommes alors obligés de tout reprendre à zéro et trouver un nouveau Helper, sinon nous opérons dans l’illégalité », soutient Norbert Balisson. Pour lui, la NTA doit revoir cette mesure afin de ne pas pénaliser les chauffeurs et propriétaires de transport scolaire. Il demande à ce que la carte octroyée puisse être utilisée par d’autres Helpers une fois que le détenteur a quitté son employeur. « Cet emploi n’est pas reconnu par la loi », soutient un autre membre de l’UCSBOA. L’association critique également le système de remplacement des Helpers mis en place par la NTA en cas d’absence. « Si kan pena Helper bizin sone pou gagn enn Helper enregistre, se enn zafer ki pa vreman marse », explique un membre.
Par ailleurs, l’association dénonce la concurrence déloyale des “vans marrons” exerçant dans le transport scolaire. M. Balisson dit ne pas comprendre comment ces « hors-la-loi » peuvent opérer sans être inquiétés par les autorités. L’UCSBOA envisage de créer une credit union destinée aux chauffeurs de vans scolaires en vue de leur apporter une aide financière.