À une dizaine de jours de la rentrée du troisième trimestre du primaire, moins d’un sixième des opérateurs de transport scolaire ont enregistré leurs accompagnateurs suite à la nouvelle mesure de la National Transport Authority. Selon le Komite Van Lekol, les helpers refuseraient de s’enregistrer, « les paramètres des droits et lois n’étant pas bien établis à ce jour ».
« Les chiffres communiqués par la National Transport Authority (NTA) il y a quelques jours concernant le nombre d’enregistrement des helpers de transport scolaire ne reflète pas la mauvaise volonté des propriétaires et chauffeurs, mais le refus des principaux concernés de se faire reconnaître », explique Nazir Jungee, président du Komite Van Lekol (KVL). Sur 670 formulaires distribués, uniquement une centaine avaient été retournés.
Soulignant ne pas être contre les mesures prises par les autorités concernées, le KVL explique néanmoins que l’enregistrement de l’accompagnateur auprès de la NTA forcerait ce dernier à s’engager avec les propriétaires et chauffeurs de transport scolaire. « La majorité des accompagnateurs ont un deuxième travail ou sont à la recherche d’un emploi. Pour eux, cette activité contribue à arrondir leur fin de mois ou à gagner de l’argent en attendant de trouver mieux », dit Nazir Jungee. « Par exemple, ceux travaillant avec les 800 transports scolaires du pays ne veulent pas démissionner de leur deuxième travail pour se consacrer uniquement au métier d’accompagnateur. »
Le boni de fin d’année est aussi un élément qui revient aux lèvres des principaux concernés. « Quitter un emploi et s’engager autre part maintenant pour ne disposer que de quatre mois de boni est quelque chose de difficile », soutiennent des accompagnateurs. Le « flou » existant autour des conditions d’emploi découragent aussi les helpers à s’engager officiellement. Les chauffeurs et propriétaires de transport scolaire devront en outre prévoir un deuxième employé, ce qui représente une dépense supplémentaire.
L’enregistrement des accompagnateurs auprès de la NTA signifie aussi, selon Nazir Jungee, que les opérateurs de transport scolaire l’engagent en tant qu’employé. « Et chaque employé a des droits. » Des structures légales devront être mises en place pour la reconnaissance de ce métier afin de donner confiance aux principaux concernés, suggère le président du KVL.
Le comité précise cependant qu’il compte collaborer avec les autorités en vue de trouver une solution pour débloquer la situation avant la rentrée du troisième trimestre du primaire le lundi 20 août. Le KVL a constitué un dossier sur la situation qui sera déposé le lundi 13 à la NTA. « Nous ne sommes pas contre la loi mais nous demandons uniquement à ce que la NTA revoie la partie qui exige que l’accompagnateur détienne une ID Card. Nous sommes confiants que les officiers trouveront un compromis… »
Les propriétaires et chauffeurs de transport scolaire regroupés au sein du KVL demandent le report de l’application des conditions exigées par la NTA, surtout celle concernant l’enregistrement d’un accompagnateur, à janvier 2013 au lieu du 20 août prochain. Selon les nouvelles dispositions, chaque transport scolaire doit enregistrer un helper pour assurer la sécurité des élèves.