Le ton est monté hier lors d’une réunion entre le Komite Van Lekol (KVL) et les propriétaires et chauffeurs du transport scolaire. Ces derniers demandent à ce que le comité qui les représente renégocie les nouvelles dispositions imposées par la National Transport Authority (NTA). L’enregistrement d’un accompagnateur, réclamé par les autorités compétentes, dérange les chauffeurs et propriétaires.
« Que les choses soient claires, nous ne nous positionnons pas contre la présence d’un accompagnateur dans le transport scolaire. Mais nous n’acceptons pas le fait que les cartes pour les Helpers demandées par la NTA précisent le nom du Helper ou encore porte sa photo », lance de vive voix un chauffeur de van scolaire. « Avek sa mezir-la, nou pou vinn esklav Helper », soutient-il en précisant que l’accompagnateur, n’étant pas employé par le chauffeur, peut s’absenter à n’importe quel moment. « Que ferons-nous à ce moment-là ? », ont lancé les membres de l’assistance. Nazir Junggee, président du KVL, assure pour sa part que les négociations entre le comité exécutif et la NTA sont sur la bonne voie. « Nous suivons ce dossier de près. Nous pensons que d’ici le mois de décembre, nous aurons des propositions favorables », dit-il. Pour les chauffeurs et propriétaires, enregistrer le nom d’une deuxième personne pour le poste d’accompagnateur « alor ki li pa pou travay tou letan » occasionne un autre manque à gagner, car Rs 300 sont réclamées pour l’enregistrement de chaque accompagnateur. « L’enregistrement de deux personnes nous revient à Rs 600 », s’insurgent certains chauffeurs. De plus, pour l’obtention de cette carte d’opération, l’applicant doit présenter un certificat médical ainsi qu’un certificat de moralité. Ceux présents à la réunion préféreraient payer la même somme pour une carte d’accompagnateur sans préciser le nom de la personne ou le numéro d’immatriculation du véhicule. « Koumsa si li malad nou pena traka pou gagne », insistent-ils.
Pour le président du KVL, le regroupement des accompagnateurs en coopérative facilitera la synergie dans leurs activités. Cependant, il craint également la grogne des parents face à la hausse des prix du transport scolaire à partir du troisième trimestre. Dans une lettre adressée aux parents concernés, le Komite Van Lekol explique : « Nous sommes obligés de nous plier aux exigences des autorités concernées, donc pour employer deux personnes, nous sommes dans l’obligation de vous demander une hausse de 15 à 20 % sur le tarif actuel », tout en précisant que le nouveau tarif sera applicable à partir de septembre 2012. Pour les chauffeurs et propriétaires des véhicules de transport scolaire, la hausse des frais serait beaucoup plus acceptable en janvier 2013.
Nazir Junglee a rappelé à ceux présent l’importance de rester soudés et a enjoint les autres chauffeurs et propriétaires de véhicules de transport scolaire à se regrouper. À ce jour, souligne-t-il, sur 850 opérateurs, seuls 350 sont regroupés au sein du KVL.