Après avoir pris connaissance du mécontentement dans plusieurs collèges au sujet du manque de places dans les bus scolaires le matin et l’après-midi, le premier jour de la rentrée, les autorités ont trouvé des solutions durant la journée d’hier. Lors d’une conférence de presse hier après-midi, le ministre du Transport a ainsi reconnu qu’il y a eu effectivement un problème, ajoutant que de nouvelles dispositions ont été prises après discussions avec les stakeholders. Ainsi, à partir d’aujourd’hui, quelque 60 bus additionnels devraient assurer le transport scolaire, ce qui coûtera Rs 2 M additionnelles chaque mois à l’État.
Selon le ministre Bodha, une cinquantaine d’établissements d’Etat et privés ont été confrontés à ce manque de places le jour de la rentrée, ajoutant que ces collèges réclament depuis plusieurs années des school bus additionnels. Il a de fait donné l’assurance hier aux collégiens que la situation s’améliorera nettement dans les jours à venir avec la soixantaine de bus additionnels. Et d’ajouter que le gouvernement fera appel à la contribution des contract bus assurant le transport pour les entreprises privées afin de régler ce problème de places. « Nous leur proposerons un contrat de six mois, c’est-à-dire la période couvrant l’année scolaire, qui se termine au mois d’octobre », a indiqué le ministre. Les propriétaires des contract bus intéressés par cette offre doivent s’adresser à la NTA, plus précisément auprès du desk du transport scolaire.
La colère qui a prévalu le premier jour parmi des collégiens s’était quelque peu atténuée hier après-midi dans certains collèges avec la décision des services providers de mettre un bus additionnel à leur disposition. Mais, selon des recteurs et des enseignants, l’absence des élèves de Upper VI en ce deuxième jour d’école a permis aux passagers habituels d’obtenir une place dans le bus sans avoir à se bousculer. « Il y a encore beaucoup d’absences aujourd’hui chez nous parmi les élèves de Upper VI et ce problème de manque de places se réglera de lui-même dans les semaines à venir », explique un recteur.
En revanche, les passagères fréquentant un National College des basses Plaines-Wilhems étaient, elles, entassées dans le bus pour Curepipe. Sur les sièges à trois places, il y avait ainsi quatre personnes, contre trois sur les sièges prévus pour deux personnes, ce qui n’est pas contraire au règlement en vigueur. En outre, une quinzaine de filles au moins ont entrepris le trajet en s’asseyant… par terre. Si la National Transport Authority autorise le service providers à transporter le nombre d’élèves selon le règlement pour le “carry of students” – qui est toujours en vigueur –, les passagers, en revanche, doivent obligatoirement être assis. Toutefois, si les filles assises par terre hier après-midi avaient protesté contre ce manque de confort, elles seraient restées à quai !