Présent hier après-midi à Nouvelle-France, Anil Bachoo a confirmé une hausse tarifaire des transports en commun. Le pourcentage de l’augmentation n’a pas encore fixé, mais la grogne gagne déjà les consommateurs, qui estiment la décision « injustifiée ».
L’augmentation salariale de 19% (sur trois ans) octroyée aux employés du secteur du transport à partir du 1er août prochain entraînera une hausse des tarifs d’autobus. C’est ce qu’a confirmé le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo hier après-midi à Nouvelle-France, où il était accompagné d’officiers de la Road Development Authority (RDA) afin de constater l’avancée des travaux de la Savanne Road (Route A9). Selon lui, cette hausse « inévitable » vise à protéger l’emploi des travailleurs du secteur car, sans un réajustement des tarifs, certaines compagnies d’autobus iraient à leurs pertes. Anil Bachoo a cependant tenu à rassurer la population, revenant particulièrement sur le transport des écoliers, des personnes âgées et des handicapés. En ce qui concerne les fonds déboursés par les travailleurs dans le transport, il soutient que le remboursement effectué par les compagnies ne posera aucun problème.
Pour autant, du côté des consommateurs, cette annonce provoque déjà un début de grogne. Deven, un père de famille de Curepipe, souligne ainsi que les sorties en famille seront réduites. « Nous avons déjà fait face à deux augmentations des tarifs d’autobus. Or, je suis père de trois enfants et une sortie en famille vers les principaux centres commerciaux me coûtent déjà une fortune. Le pire, c’est que mon salaire, lui, est resté au point mort. Les consommateurs sont étranglés de part et d’autre », dit-il.