Des membres de la Transport Corporation Employees Union (TCEU) ont rencontré mercredi dernier l’Assistant Commissaire de Police (ACP) Reekoye pour évoquer les nombreux problèmes rencontrés par les employés des transports en commun, incluant la concurrence déloyale des vans marrons et l’insécurité dans les autobus. L’ACP Reekoye leur a promis que les dispositions nécessaires allaient être prises au plus vite pour remédier à la situation, notamment avec la présence accrue des officiers de police à des endroits stratégiques de l’île.
Les membres de la TCEU avaient réclamé une rencontre avec le Commissaire de Police, Mario Nobin, et le ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Nando Bodha, pour discuter des solutions que proposent les syndicats concernés pour venir à bout des problèmes rencontrés par les employés des transports en commun. Depuis la rencontre de mercredi dernier avec l’ACP Reekoye, déplore toutefois Krishnaduth Gobin, il n’y a eu aucun changement car une nouvelle agression a été recensée durant la journée dimanche à Floréal. En effet, un Traffic Officer de la CNT a été violemment tabassé après avoir interpellé le conducteur d’un van marron qui récupérait des passagers sur la ligne Henrietta/Curepipe/Floréal pour lui rappeler que c’était illégal. Selon Krishnaduth Gobin, la victime a eu des côtes cassées des suites de ce passage à tabac. « Qui est le responsable lorsque survient un tel problème ? Pour quelle raison est-ce que la police ne prend aucune disposition pour y remédier ? Les vans marrons ont toujours opéré sur les routes où circulent les autobus, mais la police ne les a jamais interpellés. Pour quelle raison ? »
En juin dernier, rappelle-t-il, un receveur d’autobus opérant pour la Corporation Nationale de Transport (CNT) avait été agressé par un groupe d’individus durant son service, sur le trajet Vacoas/Candos/Quatre-Bornes. Des passagers, deux hommes et deux femmes, n’ayant pas apprécié qu’il leur demande de payer leur ticket, s’en étaient pris à lui et l’avaient roué de coups avant de descendre de l’autobus à l’arrêt situé devant l’hôpital Victoria, à Candos. Pendant que le conducteur était allé alerter les officiers du Police Post de Candos, les autres passagers avaient contacté la police de Sodnac pour qu’ils viennent en renfort, ce qui avait conduit à l’arrestation des quatre malfaiteurs. Toutefois, ils avaient été libérés le même jour, ce qui a fortement déplu aux membres de la TCEU lorsqu’ils ont eu vent de cette affaire.
Jugeant que la situation devient alarmante dans le Centre, Krishnaduth Gobin exige de la police qu’elle réagisse le plus vite possible. Pour le problème d’agressions impliquant les employés de transports en commun et leurs passagers sur les lignes opérant à Quatre-Bornes, Vacoas, Curepipe et Floréal, il réclame de la police plus de contrôles les samedis et les dimanches à la fermeture des boîtes de nuit, les jours de marché (mercredis et samedis), et le jour de foire, soir le jeudi. Krishnaduth Gobin déclare également avoir écrit une lettre à Nando Bodha dans ce contexte, mais que son ministère ne l’a jamais contacté pour organiser une rencontre.