Le ministère du Travail a lancé le mars dernier une nouvelle politique nationale au niveau du Occupational Safety & Health. Il veut en effet renforcer les règlements sur la sécurité au travail de façon à atteindre comme objectif un niveau de sécurité plus élevé. Ces cinq dernières années, 1 000 cas de travailleurs blessés ont été officiellement rapportés et 62 personnes ont perdu la vie.
Les chiffres relatifs aux accidents du travail sont source d’inquiétude. Le taux élevé d’accidents du travail est préoccupant, une situation inacceptable aux yeux du ministre du Travail, Soodesh Callichurn. D’où la nécessité de renforcer les règlements sur la sécurité au travail. Le ministère sera strict en ce qui concerne la santé et sécurité des travailleurs et ceux qui ne se montreront pas responsables « devront payer les conséquences », affirme le ministre.
Une nouvelle politique en matière de santé et sécurité a été formulée en consultation avec les différentes parties prenantes, les employés et les organisations de travailleurs au sein du Advisory Council for Occupational Safety and Health. L’objectif de cette politique est d’englober toutes les questions de sécurité et de santé au travail dans tous les secteurs, dans le privé comme dans la fonction publique, qui peuvent avoir des risques directs/indirects voire potentiels sur la santé et la sécurité des employés sur le lieu de travail. L’autre but est de consolider la prévention des accidents et maladies liés au travail par le biais de mécanismes consultatifs au niveau des entreprises et au niveau national.
La nouvelle politique préconise que le statut des Safety and Health Officers soit accentué et reconnu à travers l’enregistrement de ces professionnels selon une législation appropriée. Des onsite and offsite emercency planning and preparedness doivent être mis en oeuvre et implémentés dans des cas d’installations représentants de grands dangers. Les employeurs devront aussi implémenter un Occupational Safety and Health Management System approprié de manière progressive. Des mesures spécifiques doivent être prises concernant les dangers physiques, chimiques, biologiques, ergonomiques et psychosociaux sur le lieu de travail.
La formation et l’information constituent aussi un axe prioritaire de cette nouvelle politique. Tous les stakeholders, incluant les employés, doivent fournir la formation et les informations appropriées en matière de bien-être et sécurité au travail. Des arrangements doivent être faits pour un système efficace de diffusion d’informations sur le lieu du travail. Cette politique préconise par ailleurs l’introduction de la Safety and health education dans le cursus au préprimaire, primaire, secondaire et tertiaire avec la collaboration des parties prenantes afin de promouvoir la culture de la santé et sécurité au sein de la population.