La bravade affichée par certains ministres du gouvernement Travailliste-PMSD-Transfuges cache mal l’inquiétude et la panique qui règnent en leur sein. Les attaques contre les deux leaders du « Remake » se font de plus en plus virulentes, voire personnelles. Navin Ramgoolam siffla lui-même l’offensive, faisant référence à l’âge avancé de SAJ, disant que « quand les gens atteignent un certain âge, ils divaguent » ! L’on a vite fait de lui rappeler que feu son père, premier ministre d’un gouvernement Travailliste-PMSD, avait 82 ans quand il conduisit l’alliance PAN aux élections de 1982, devenant subséquemment Gouverneur général en 1983 !
La fièvre d’inquiétude qui avait gagné la majorité vacillante dès les premières indications que SAJ allait reprendre son bâton d’homme politique s’est accentuée immédiatement suivant son départ de Réduit. Un défilé, dans les rues de Piton-Rivière du Rempart, culminant en un congrès qui se voulait être une vague populaire contre SAJ et un désaveu du « Remake » de 2000 au collège Universal, se solda en fiasco monumental ! Pas moins de onze ministres étaient sur l’estrade et, d’après les compte-rendus des médias libres, à peine 300 personnes s’y étaient aventurées, pour la plupart véhiculées d’ailleurs. Plus un mini conseil des ministres qu’un rassemblement populaire quoi ! Pauvres organisateurs. Ils ont dû prendre une sacrée engueulade du Supremo qui, paraît-il, attendait patiemment au Treasury Building un signal que le lieu était bondé pour y faire un déplacement et une entrée héroïque ! Il n’en fût rien. Mais les attaques verbales et autres insultes de ceux qui prirent le crachoir ce soir-là feraient pâlir même les plus grossiers personnages de notre société.
Et quid de l’autre défilé des ministres débitant des invectives, les unes plus acerbes que les autres, à la MBC, dont la direction, toujours servile au gouvernement Ptr-PMSD-Transfuges, n’aurait rien à envier à Goebbels ? Eh oui, signes de panique et d’inquiétude incontestables. Sinon, comment expliquer l’autre fiasco à Caroline cette fois, où les photos publiées dans des journaux montrent clairement un ministre du gouvernement s’adressant au dos d’une assistance davantage appâtée par un plat de briyani que les propos des intervenants. Encore une fois, le locataire du Treasury Building attendit en vain un signal venant de l’est. Quel désarroi !
Et voilà qu’un journal en ligne nous rapporte qu’un autre ministre s’est fait apostropher par des mandants d’un faubourg de sa circonscription à Port Louis. Qu’à cela ne tienne, on aurait passé dessus car il peut y avoir des insatisfaits sous n’importe quel régime. Et c’est bien que ceux qui sont aux affaires répondent aux interpellations de l’électorat, vu qu’ils jouent souvent aux abonnés absents ou répondent à côté aux PNQs et questions parlementaires de l’opposition. Mais c’est déplorable, voire condamnable, lorsque ce ministre insulte et menace un journaliste qui ne faisait que son travail. Mais que voulez-vous ? L’exemple vient d’en haut. On n’a pas oublié les arrestations dans les salles de rédaction. À Curepipe, un autre ministre a qualifié de bombe communale ce même SAJ qui a été Président sept ans durant, sous le régime travailliste ! Une autre n’a rien trouvé de mieux que de critiquer la couleur des cheveux du père et du fils ! Attendons-nous à un chapelet de tels signes d’inquiétude, de nervosité, de panique et donc d’agressivité verbale, au fil des semaines et des mois à venir, surtout après la ratification quasi-unanime du « Remake » par les délégués du MMM samedi dernier.
Entretemps, la vague populaire contre le régime se manifeste déjà. L’affluence au congrès nocturne du MMM à Quatre Bornes mercredi dernier en est la preuve !